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SRI LANKA

L'armée encercle le chef des Tigres tamouls

3 min

Le chef des rebelles des Tigres tamouls, Velupillai Prabhakaran, est toujours aux côtés de ses combattants, encerclés par l'armée du Sri Lanka dans un étroit périmètre au nord de l'île, a assuré un responsable militaire.

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AFP - Velupillai Prabhakaran, le chef des Tigres tamouls, est toujours à la tête de ses troupes encerclées par l'armée du Sri Lanka, selon des responsables tamouls ayant fait défection, tandis que des dizaines de milliers de civils restent prisonniers des combats.

Selon un porte-parole des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), qui s'est rendu mercredi aux troupes gouvernementales, le chef des Tigres s'apprête à livrer une dernière bataille, a annoncé vendredi le général Shavendra Silva à des journalistes.

Le porte-parole des Tigres a assuré "que Prabhakaran vivait à l'intérieur (du périmètre où sont retranchés les Tigres, ndlr) et qu'il y resterait jusqu'au dernier moment", a ajouté le général. "Mais, même à la dernière minute, il tentera de s'échapper", a précisé le général.

Acculé et invisible depuis 18 mois, Tigre numéro un, comme on le surnomme, est depuis plus de 30 ans à la tête d'une guérilla sanglante et jusqu'au-boutiste. Comme leur chef, les principaux cadres des "Tigres", préférant mourir plutôt que se rendre, portent une pastille de cyanure.

Face à la vaste offensive des forces gouvernementales, de nombreux combattants rebelles veulent aujourd'hui se rendre, a ajouté le général Shavendra Silva, qui s'exprimait devant des journalistes transportés en avion, puis en hélicoptère à Kilinochchi, l'ancienne "capitale" politique des Tigres tamouls, dans le nord du pays, à 330 km de la capitale du Sri Lanka, Colombo.

A Kilinochchi, l'armée a montré aux journalistes des mortiers et d'autres armes saisies aux rebelles avant de les conduire à Puttumatalan, à 1h30 de route, tout près de la zone de combat, d'où des explosions pouvaient être entendues.

Plus de 6.500 civils ont probablement été tués et 14.000 blessés depuis le début de l'année dans les combats, selon des estimations de l'ONU communiquées vendredi à des diplomates.

Selon Catherine Bragg, sous-secrétaire générale de l'ONU pour les affaires humanitaires, environ 50.000 civils sont coincés dans la zone des combats, tandis que 95.000 personnes ont pu rejoindre les camps de réfugiés.

L'armée du Sri Lanka a quant à elle évalué à entre 15.000 et 20.000 le nombre des civils toujours pris au piège dans l'étroit périmètre où les rebelles tamouls sont encerclés par les forces gouvernementales.

Vendredi, le secrétaire indien aux Affaires étrangères, Shivshankar Menon, et le conseiller à la sécurité, M. K. Narayanan, ont eu des entretiens à Colombo avec le président Mahinda Rajapakse. Selon New Delhi, les deux émissaires devaient souligner la gravité de la crise humanitaire.

Selon des sources officielles, New Delhi n'a pas appelé directement à un cessez-le-feu.

Jeudi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé l'envoi immédiat d'une équipe humanitaire des Nations unies sur place.

Mais l'idée a de nouveau été rejetée vendredi par Colombo.

"Il n'y a pas besoin d'envoyer dans ces zones des équipes étrangères", a déclaré à des journalistes le ministre des droits de l'Homme, Mahina Samarasinghe.

"Il y a déjà là-bas une opération militaire visant à secourir des civils", avait dit à la BBC le ministre sri-lankais de la Défense Gotabhaya Rajapakse.

Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les combats ont fait "ces derniers jours des centaines de morts et de blessés" civils.

"Ces tueries doivent cesser. Le gouvernement srilankais a la responsabilité de protéger ses propres citoyens et les LTTE doivent mettre un terme à leur tentative barbare de retenir en otages des civils", a martelé jeudi le ministre indien des Affaires étrangères, Pranak Mukherjee.

L'Inde, engagée dans un long processus électoral, est très soucieuse de répondre aux inquiétudes des 50 millions de Tamouls de l'Etat du Tamil Nadu (sud).

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