FRANCE

Un plan de 1,3 milliard d'euros pour l'emploi et la formation des jeunes

L'État va investir 1,3 milliard d'euros "dans l'emploi et la formation afin d'aider plus de 500 000 jeunes", a annoncé le président français Nicolas Sarkozy. Il a promis aux entreprises "zéro charge" si elles embauchent un apprenti.

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Après avoir dressé le constat de l’emploi en France, le président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé un budget de 1,3 milliards d’euros pour le secteur.Les deux cœurs de cible du projet concernés sont les contrats d’apprentissage et de professionnalisation. Annonçant vouloir 500 000 jeunes en formation ou salariés d’ici juin 2010, Nicolas Sarkozy se fixe un objectif ambitieux. Il compte notamment sur le développement l’apprentissage et vise le cap de 320 000 apprentis sur la même période.

 
"Nous faisons le pari de l'apprentissage. Il n'y a aucune raison que la France ne développe pas massivement l'apprentissage qui est une filère de réussite", a déclaré le chef de l’État, précisant qu’il préférait dépenser les deniers publics pour la formation plutôt que pour "l’assistanat".
 
Exonérations et primes
 

Mesure phare du projet, un dispositif d'exonération de cotisations sociales pour toutes les entreprises qui favoriseront l’apprentissage. "Tous ceux qui entre juin 2009 et juin 2010 embaucheront un apprenti ne payeront aucune charge", a annoncé Nicolas Sarlozy.

 
Et pour les entreprises de moins de 50 salariés, une prime de 1 800 euros sera versée par l’État pour tout apprenti embauché d’ici juin 2010."Concrètement, cela revient à une prise en charge intégrale du coût du travail pour tout jeune apprenti", a précisé Nicolas Sarkozy.
 
Concernant les contrats de professionnalisation, le président a annoncé une prime de 1 000 euros pour toute entreprise qui recruterait un jeune de moins de 26 ans, précisant qu’elle serait doublé si le jeune était sans diplôme.
 
Stages rémunérés
 
 
S’adressant aux régions, Nicolas Sarkozy a exprimé le souhait de voir les écoles de la seconde chance se développer, assurant que l’État en assurerait "un tiers du financement".
 

Le chef de l’État a également abordé la question des stages, annonçant qu’ils seraient désormais rémunérés à partir de deux mois."Pour l'instant, les stages n'ouvrent droit à gratification qu'à partir de trois mois", a-t-il rappelé, ajoutant que "les stages doivent conduire à des emplois durables".

 
Il a également promis une prime de 3 000€ aux entreprises qui offriraient un CDI à un stagiaire d’ici septembre 2009.
 
 

 

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