PAKISTAN

Les Taliban se retirent du district de Buner

Les Taliban ont commencé leur retrait du district de Buner - une région située à 100 km d'Islamabad - que les islamistes occupent depuis plusieurs jours au mépris d'un accord de cessez-le-feu, a annoncé un ministre du gouvernement provincial.

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Des affrontements ont éclaté entre des soldats de l’armée pakistanaise et des Taliban, vendredi, après l’arrivée de troupes paramilitaires à Buner pour tenter de reprendre le contrôle du district aux islamistes.

 

Selon Anne-Isabelle Tolle, correspondante de FRANCE 24 à Islamabad, jusqu’à 300 paramilitaires seraient arrivés jeudi à Buner, une ville située à une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale.

 

Depuis quelques jours, des centaines de combattants Taliban ont mis en place des points de contrôle, occupé des mosquées et commencé à patrouiller dans Buner, mettant en garde les habitants contre les activités "non-islamiques" et renvoyant les femmes des lieux publics.

 

Ces affrontements ont eu lieu alors que le porte-parole des Taliban annonçait l’intention du groupe islamiste de quitter le district.

 

"Notre chef nous a donné l'ordre de nous retirer immédiatement de Buner", a déclaré Muslim Kahn à l’agence Reuters.

 

Cette avancée des Taliban survient après l’accord passé qu'ils ont passé avec le gouvernement dans la vallée de Swat, qui prévoit l'instauration de la charia dans la région en échange d’un cessez-le-feu.

 

Toutefois, selon Stephen Kloss, journaliste à FRANCE 24, malgré cet accord, les querelles entre le gouvernement et les Taliban ne sont pas terminées. Ces derniers s’opposent catégoriquement à l’idée que les décisions des tribunaux islamiques puissent être cassées. Pour le gouvernement pakistanais, au contraire, tous les jugements rendus par les cours du pays - sans exception - doivent pouvoir être réétudiés par la Cour suprême du Pakistan.

 

Le gouvernement pakistanais à beau essayer de minimiser l'importance de ces problèmes, il serait pleinement conscient d'une intensification de la pression, selon  Stephen Kloss. "Les problèmes sont devant nous", dirait, en substance, Islamabad.

 

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