ÉQUATEUR

Le chef de l'État sortant revendique sa réélection à la présidentielle

Le socialiste Rafael Correa récolterait 54 % à 56 % des suffrages de l'élection présidentielle de dimanche. Son rival, Lucio Gutierrez, attend toutefois la publication des résultats officiels pour reconnaître sa défaite.

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REUTERS - Le socialiste Rafael Correa a revendiqué dimanche sa réélection à la présidence de l'Equateur à l'issue d'un scrutin remporté haut la main.


La popularité de l'ancien ministre de l'Economie, qui dirige le pays avec autorité et consacre beaucoup de moyens aux populations défavorisées, semble avoir primé sur la crise économique qui ébranle le pays.


Deux sondages sortis des urnes accordent plus de 50% des suffrages à Correa qui briguait dimanche un second mandat consécutif à la présidence de l'Equateur. Il récolterait 54% à 56% des voix selon les sondages des instituts Gallup et Santiago Perez, loin devant son plus proche rival, Lucio Gutierrez.


Ce dernier a cependant prévenu qu'il ne reconnaîtrait pas sa défaite avant la publication des résultats officiels.


"Cette révolution est en marche et rien ni personne ne peut nous arrêter", a déclaré Correa quelques minutes après la diffusion des sondages lui accordant une marge confortable.


"Le peuple (...) nous a probablement donné la victoire la plus splendide des cinquante dernières années", a ajouté celui qui deviendrait le premier président à remporter une élection dès le premier tour depuis l'avènement de la démocratie en 1979.


  Correa s'est engagé à conserver la même fermeté face aux investisseurs étrangers et aux géants de l'industrie pétrolière qu'il a démontré depuis son arrivé au pouvoir en 2007.


En deux ans, il a ramené une stabilité relative en Equateur, où trois présidents avaient cédé sous la pression de la rue dans la décennie précédente.


Mais ce proche allié du Vénézuélien Hugo Chavez va devoir s'attaquer de front à la crise économique et à la chute des revenus pétroliers s'il veut respecter sa promesse de faire construire davantage de logements, de routes et de faire baisser le chômage.


Pour ce faire, il a obtenu en septembre des pouvoirs élargis dans le cadre d'une révision constitutionnelle qui l'autorisera également à briguer un nouveau mandat de quatre ans en 2013.
 

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