ISRAËL

La ségrégation sexiste monte dans le bus

Face à la pression de certains ultra-orthodoxes, des compagnies de transport ont lancé des lignes de bus où les femmes doivent s'asseoir à l'arrière. Au grand dam des laïcs, et même des religieux, qui crient à la ségrégation.

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Colère dans les rues de Jérusalem, cette fois-ci pas entre Juifs et Arabes mais entre Juifs et Juifs. Des ultra-orthodoxes manifestent contre les compagnies de transport israéliennes pour obtenir davantage de "bus séparés", où hommes et femmes puissent bénéficier de leur compartiment respectif, conformément aux lois religieuses.

 

Une demande qui a provoqué la colère des laïcs mais aussi des religieux, qui ont organisé une contre-manifestation.

 

Il y a dix ans, aucun bus de ce genre n’existait en Israël. Aujourd'hui, le pays compterait 90 lignes de "bus séparés" créées sous la pression de la communauté ultra-orthodoxe, qui utilise beaucoup les transports en commun. Sur ces lignes, les femmes doivent s'asseoir à l'arrière. Elles sont supposées porter des tenues décentes et entrer par les portes arrière. Mais comme ces bus ne disposent d’aucun signe distinctif, de nombreuses femmes se sont faites physiquement ou verbalement agresser parce qu'elles s'étaient assises du mauvais côté du bus.

 

Comme par exemple Kim Glassman, une Israëlo-Américaine. Les activistes des droits civiques ont porté l'affaire devant la Cour suprême israélienne, contestant la légalité de ces lignes de bus. Une décision de la Cour est attendue en juin, après la publication d'un rapport gouvernemental sur la question. Et avec les demandes de structures séparées dans les hôpitaux, les bureaux de poste et même sur les vols, la bataille ne fait que commencer...

 

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