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Arrestation d'une femme suspectée d'avoir saboté des lignes TGV

Une femme de 36 ans a été interpellée dans le XXe arrondissement de Paris par les policiers de la sous-direction antiterroriste. Elle est suspectée d'avoir participé aux sabotages de plusieurs lignes TGV françaises, en novembre 2008.

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AFP - Une femme de 36 ans a été interpellée mardi matin à Paris par les policiers de la sous-direction antiterroriste (Sdat) dans le cadre de l'enquête sur des sabotages de lignes TGV commis en novembre 2008, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Cette femme a été interpellée mardi matin dans le XXe arrondissement de Paris, sur commission rogatoire du juge Thierry Fragnoli qui instruit le dossier des sabotages de lignes SNCF commis à l'automne 2008.

Elle a été placée en garde à vue dans les locaux de la Sdat à Levallois (Hauts-de-Seine), selon une de ces sources. Sa garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures s'agissant d'un dossier de terrorisme.

Une perquisition a également été menée mardi dans un appartement du XXe, selon une autre de ces sources.

Cette femme aurait gravité autour d'une ferme de Tarnac (Corrèze) où vivait une partie des jeunes mis en examen dans ce dossier. Elle ne serait pas directement liée à Julien Coupat, présenté par les enquêteurs comme le chef du groupe soupçonné de sabotages et seul mis en examen toujours détenu dans ce dossier. Elle aurait plutôt été en relation régulière avec d'autres membres de ce groupe.

Neuf jeunes gens, âgés de 22 à 34 ans, avaient été mis en examen en novembre pour destructions et association de malfaiteurs, le tout en relation avec une entreprise terroriste. Ils sont soupçonnés d'appartenir à un groupe d'ultragauche à l'origine de dégradations contre des lignes TGV.

L'avocate de Coupat, Me Irène Terrel, a annoncé mardi dans une tribune publiée dans Le Monde qu'elle déposait une nouvelle demande de remise en liberté de son client, placé en détention provisoire à la maison d'arrêt parisienne de la Santé depuis plus de cinq mois.

Les huit autres mis en examen avaient été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire dans les semaines qui avaient suivi la série d'interpellations opérées le 11 novembre, trois jours après des sabotages qui avaient paralysé une partie du trafic TGV.

La détention de Julien Coupat et la qualification de terroriste retenue lors de l'ouverture de l'information judiciaire le 15 novembre ont suscité de nombreuses prises de position, notamment de la part d'intellectuels et de parlementaires de l'opposition, contre une éventuelle "dérive de la justice" visant des "idées dissidentes".

Ils dénoncent notamment l'utilisation à charge par les enquêteurs de la participation de ces jeunes à des manifestations contre le fichage policier ou la politique d'immigration.
 

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