DOPAGE

Le cycliste Schumacher et l'athlète Ramzi contrôlés positifs à Pékin

Après l'Italien Davide Rebellin, c'est au tour du cycliste allemand Stefan Schumacher (dr.) d'être accusé de dopage lors des JO de Pékin. Le champion olympique du 1 500 m, le Bahreïni Rashid Ramzi (g.), devra, lui aussi, renoncer à son titre.

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Le cycliste allemand Stefan Schumacher a subi un contrôle antidopage positif à l'EPO Cera lors des JO de Pékin, a annoncé mercredi la Fédération allemande de cyclisme (BDR). Comme le Bahreïnien d'origine marocaine Rashid Ramzi, champion olympique du 1500 m.

"La Fédération a transmis au sportif Stefan Schumacher des documents concernant un contrôle positif à un produit dopant. C'est maintenant à lui de voir s'il réclame une contre-analyse sur l'échantillon B ou s'il y renonce", a indiqué la fédération allemande.


Schumacher, 27 ans, avait déjà été contrôlé positif à l'EPO Cera lors du Tour de France 2008, dont il avait gagné deux étapes.

Du côté bahreïnien le dirigeant Sheikh Ahmed bin Hamad al-Khalifa, membre du Comité olympique précise que Ramzi va se rendre "en France probablement le 8 mai" pour l'ouverture de l'échantillon B.

 

"Le comité olympique national a reçu un courrier du CIO (Comité international olympique) lui disant que le 19 février un test, fait sur son athlète Rashid Ramzi, était positif à l'EPO appelé Mircera".

 

Mardi, le CIO avait annoncé que six sportifs des Jeux de Pékin avaient été convaincus de dopage à l'EPO Cera. Et mercredi, le Comité olympique italien (Coni) a indiqué que le cycliste italien Davide Rebellin (Diquigiovanni) faisait l'objet d'une enquête à la suite d'un contrôle positif aux JO.


Le Français Mehdi Baala, quatrième de la course prendrait le bronze

Ramzi, double champion du monde du 800 m et du 1500 m en 2005, était le premier médaillé bahreïnien de l'histoire des Jeux en athlétisme.

"Nous avons informé Rashid Ramzi que les tests étaient positifs et nous allons rapidement le rencontrer. Le CNO confirme qu'il apporte son soutien à l'athlète, qui a le droit à l'analyse de l'échantillon B et à être entendu, a poursuivi le dirigeant bahreïnien. Nous collaborerons avec le CIO sur ce cas et si la seconde analyse est positive, nous prendrons les mesures nécessaires."

Le responsable explique que Ramzi, athlète d'origine marocaine, a subi "huit tests avant et pendant les jeux Olympiques et tous sont négatifs".

Si ce cas devait conduire à la disqualification de Ramzi, le Français Mehdi Baala, quatrième de la course monterait sur la troisième marche du podium.

Le titre reviendrait alors au Kenyan Asbel Kiprop, le Néo-Zélandais Nicholas Willis empochant l'argent.

Durant les JO, quatre athlètes avaient déjà été contrôlés positifs, la Grecque Fani Halkia, championne olympique 2004 du 400 m haies, contrôlée en marge des Jeux, l'Ukrainienne Lyudmila Blonska, médaillée d'argent à l'heptathlon, et les Bélarusses, 2e et 3e du marteau Vadim Devyatovsky et Ivan Tikhan.

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