1ER MAI

À travers le monde, des manifestations parfois émaillées de violence

La Fête du travail a été l'occasion à travers le monde de manifester contre la crise et la précarité. En Allemagne, Turquie et Grèce des violences opposant des manifestants à la police ont eu lieu en marge des défilés.

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REUTERS - Les défilés et manifestations traditionnellement organisés à travers le monde à l'occasion de la fête du Travail ont été émaillées de violences vendredi dans au moins trois pays - Turquie, Allemagne et Grèce.

 

En France, des milliers de manifestants ont manifesté dans tout le pays contre la politique du gouvernement face à la crise, à l'appel - sans précédent - de l'ensemble des organisations syndicales. Mais la participation n'a pas été à la hauteur de leurs espérances.

 

L'impact de la crise financière sur l'économie réelle, la montée du chômage et la multiplication des fermetures d'entreprises sont venus s'ajouter cette année aux mots d'ordre et slogans rituels du 1er mai.

 

Dans la matinée, à Istanbul, des heurts ont opposé la police anti-émeutes à des milliers de manifestants autoproclamés anarchistes brandissant des drapeaux rouges, qui s'en s'ont pris à des devantures de banques et à des supermarchés.

 

Aux cocktails molotov et aux pierres des assaillants, qui protestaient contre une crise qui laisse un jeune Turc sur trois sans emploi, la police a riposté à coups de canon à eau et de grenades lacrymognènes. Onze policiers ont été blessés et plus d'une soixantaine d'émeutiers interpellés.

 

PARTICIPATION DECEVANTE EN FRANCE

 

A Berlin et à Hambourg, des incidents violents se sont produits vendredi en début de journée. Dans la capitale, une cinquantaine de policiers ont été blessés lors de heurts avec quelque 200 émeutiers scandant des slogans anti-capitalistes.

 

Une soixantaine de ces derniers, qui s'en étaient pris à des tramways, des abribus et des voitures, ont été arrêtés. A Hambourg, la police a fait état de trois blessés dans ses rangs lors de heurts avec les manifestants.

 

En France, près de 300 défilés étaient prévus à l'initiative des organisations syndicales avec l'appui notable, pour la première fois depuis sept ans, du Parti socialiste.

 

Ces manifestations à forte coloration antigouvernementale ont réuni bien moins de monde que les journées d'action qui les avaient précédées au début de l'année. On ne signalait dans l'immédiat aucun incident notable.

 

A Athènes, près de 6.000 manifestants, essentiellement des militants syndicaux communistes, ont manifesté pacifiquement sous les yeux de 4.000 policiers. Autour de l'Ecole polytechnique, bastion des étudiants d'extrême gauche, les policiers ont recouru aux gaz lacrymogènes pour disperser quelque 300 jeunes manifestants.

 

A La Havane, la parade communiste traditionnelle du 1er mai a réuni des centaines de miliers de Cubains sur la place de la Révolution, où le président Raul Castro les a exhortés à travailler plus pour sauver l'économie naufragée de l'île.

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