1er MAI

Heurts en Allemagne et en Turquie en marge des manifestations

Des affrontements ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi à Berlin entre la police et des manifestants "autonomes". Une cinquantaine de personnes ont été interpellées. Des violences se sont également déroulées à Istanbul.

Publicité

Une cinquantaine de personnes ont été interpellées à l'issue des traditionnelles bagarres entre des "autonomes" et la police dans la nuit du 30 avril à Berlin, a-t-on appris vendredi de source policière.

"Notre bilan fait état de 49 interpellations", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police. Une trentaine d'agents ont été légèrement blessés.

Peu après minuit dans le quartier de Friedrichshain, de jeunes manifestants ont lancé des bouteilles et des pierres contre des policiers.

Le 1er mai est depuis des décennies marqué par des affrontements plus ou moins violents entre protestataires et policiers.

L'extrême gauche a dit vouloir faire une démonstration de force de ce 1er mai 2009, en pleine récession économique. La police a porté ses effectifs à quelque 5.000 hommes à Berlin.

Quelques bagarres ont également éclaté dans la nuit à Hambourg (nord), sans faire de blessé, selon la police locale.

 

Le 1er Mai n'était plus férié en Turquie depuis près de 30 ans

 

 Plusieurs centaines de manifestants se sont affrontés à la police anti-émeute vendredi, alors que des milliers de syndicalistes et de militants se rassemblaient pour ler mai, dans le centre d'Istanbul, a constaté l'AFP.

Les policiers anti-émeute ont chargé à trois reprises, utilisant notamment des lances à eau, contre des groupes de centaines de manifestants, dont certains jetaient des pierres, dans le quartier de Sisli. Un nombre non précisé d'arrestations ont eu lieu.

Les manifestants scandaient des slogans tels que "Main dans la main contre le fascisme", "La répression ne nous arrêtera pas", "Longue vie au 1er mai !", "Longue vie à la révolution et au socialisme !".

Deux grosses confédérations syndicales, le DISK et le KESK, avaient déployé de nombreuses banderoles, ainsi que des partis de gauche et d'extrême gauche, et le Parti pour une société démocratique DTP, formation pro-kurde.

Le parlement turc a adopté mercredi une loi rétablissant le 1er mai comme jour férié, après près de 30 ans de suppression.

Le 1er mai, souvent considéré par les autorités comme une occasion pour les militants de gauche d'organiser des manifestations et de déclencher des émeutes, avait été retiré de la liste des jours fériés après un coup d'Etat militaire en 1980.

Ce jour est toujours associé en Turquie au souvenir du 1er mai 1977, lorsque 34 personnes avaient été tuées sur la place Taksim à Istanbul.

Des tireurs, soupçonnées d'être des militants d'extrême droite soutenus par les services du renseignement, avaient ouvert le feu sur la foule.
 


 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine