GRIPPE A (H1N1)

Carnet de route - Un 1er Mai sous quarantaine

Boutiques fermées, rues désertes, place Garibaldi vide... Sur les conseils de leur président, Felipe Calderon, les Mexicains ont préféré rester chez eux ce 1er mai. Un jour qui, d'ordinaire, est l'occasion d'une grande fête populaire.

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, envoyé spécial de FRANCE 24 au Mexique

 

Le restaurant El Triunfo - Le 1er Mai est, d'ordinaire, l'occasion d'une grande fête au Mexique. Les rues sont bondées ; les gens rient, chantent et dansent. Cette année, les rues sont quasiment vides. Le virus H1N1 sévit et le président Felipe Calderon a recommandé à la population de rester chez elle du 1er au 5 mai. La plupart des gens se sont pliés aux mesures de sécurité préconisées par le gouvernement.

 

 

Feliciana, gérante du restaurant El Triunfo - Feliciana, gérante du restaurant El Triunfo, ne fait pas partie de cette majorité. Elle ne peut tout simplement pas se le permettre. "Si le gouvernement vient me voir et me dit que si je ferme mon restaurant et que je reste chez moi il me payera mon loyer, je fermerais mon restaurant. Sinon comment vais-je m'en sortir ?"
 
 

Sergent Vargas - La police est consciente de la délicatesse de la situation. Pour le sergent Vargas, il n'est pas question de forcer les "marchands rebelles" à fermer boutique. "Notre priorité n'est pas de vérifier si les boutiques suivent les mesures recommandées par le gouvernement, mais d'assurer le bien-être des citoyens."
 
 

Juan Angel, photographe ambulant - La place Garibaldi est l'une des principales attractions touristiques de la capitale. Même si les touristes se font rares, nombreux sont les marchands ambulants qui continuent à venir tant bien que mal gagner leur vie ici. Les affaires ne marchent pas très fort pour ce photographe ambulant, mais comme pour Feliciana, rester chez soi n'est pas une option pour Juan Angel.

 

 

Mariachis - La place Garibaldi, c'est surtout ses mariachis. Bien qu'ils tiennent une place prépondérante dans la culture mexicaine, les mariachis ne sont pas, eux non plus, épargnés par la crise. Les temps sont durs et les clients sont rares.

 

 

Mariachi - La crise sanitaire qui frappe le Mexique est loin d'être terminée. Les gens sont inquiets pour leur futur. Pourtant, ce mariachi refuse de rendre les armes. "C'est durant des périodes comme celles-ci qu'il faut chanter haut et fort la joie de vivre".

 

 

 

 

Lire les précédents billets de Battiste Fenwick depuis Mexico :

-Vendredi 1er mai

-Jeudi 30 avril

-Mercredi 29 avril

-Lundi 27 avril

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