GRIPPE A (H1N1)

Un troisième cas en France en attente de confirmation

Après les deux cas de grippe A (H1N1) en France, confirmés vendredi par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, un troisième cas, concernant un homme de 37 ans, devrait être confirmé prochainement à Paris.

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AFP - Deux cas de grippe porcine sont désormais déclarés "avérés" en France, un homme de 49 ans et une femme de 24 ans hospitalisés à Paris, tandis qu'un troisième cas est "très fortement suspect", a annoncé vendredi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

"Nous avons le cas d'un homme de 49 ans qui est hospitalisé à Bichat. Nous avons une femme de 24 ans qui est hospitalisée à La Pitié Salpêtrière et nous avons un cas très fortement suspect qui risque de se révéler probablement positif à Necker", a déclaré la ministre sur TF1.

Selon le professeur Olivier Lortholary, chef de service à Necker, il s'agirait d'un homme de 37 ans.

"Ces personnes vont bien. Elles ont été traitées par les traitements antiviraux", a-t-elle précisé, ajoutant qu'elles "provenaient toutes du Mexique".

"Nous faisons les recherches, bien entendu, grâce à cette traçabilité des voyageurs pour voir les personnes avec lesquelles elles ont été en contact et pouvoir ainsi les prendre en charge", a indiqué la ministre.

Ces deux premiers cas avérés en France ont été confirmés "sur la base des résultats d'analyses virologiques effectuées par le Centre national de référence de la grippe de l'Institut Pasteur", a indiqué l'Institut de veille sanitaire dans un communiqué.

"Il faut prendre toutes les précautions car ce virus a tué, il a tué au Mexique, même si la forme apparaît bénigne dans notre pays : précautions pour les voyageurs qui reviennent du Mexique, ou d'autres zones infectées, précautions pour les voyageurs qui viendraient à s'y rendre", a souligné Mme Bachelot.

La ministre a estimé qu'"à la lumière de ces cas avérés", la décision de précaution qui a été prise de passer au niveau 5 du plan d'alerte pandémique français "se révèle particulièrement pertinente".

Deux autres cas probables se trouvent en Aquitaine et en Midi-Pyrénées, selon le décompte fourni par l'Institut de veille sanitaire (InVS) au cours d'un point de presse vendredi après-midi au ministère de l'Intérieur.

"Ca y est, on a un test qui va nous permettre de faire le diagnostic en 24 heures, au maximum 48 heures", a dit la ministre à la télévision.

Par ailleurs Emma, la petite parisienne de 9 ans qui avait été hospitalisée en raison d'une suspicion de grippe porcine après un voyage au Mexique, n'a pas de grippe A (H1N1), a en outre précisé la directrice de l'InVS Françoise Weber.

Au total, 36 cas possibles étaient en cours d'investigation vendredi, selon l'InVS.

La Cellule interministérielle de crise (CIC) sur la menace de pandémie a tenu vendredi sa première réunion au ministère de l'Intérieur autour des ministres de Michèle Alliot-Marie et Roselyne Bachelot.

Elle a décidé de "développer l'information des passagers dans les aéroports", d'y "renforcer les dispositifs d'accueil" et d'étendre aux ports les mesures prises pour les aéroports".

Mme Bachelot a également indiqué que 33 millions de traitements antiviraux allaient être prépositionnés dans les hôpitaux, ainsi que des masques. Elle a souligné que la France était bien préparée. "Pour vous donner un chiffre, les Etats-Unis qui ont 6 fois plus de population que nous ont 50 millions de traitements", a-t-elle dit.

Le Pr Houssin a précisé que les stocks d'antiviraux comprenaient 9 millions de traitements de Relenza, 24 millions de traitements de Tamiflu en poudre, et 9 millions de traitements de Tamiflu en gélules "pour la plus grande partie valide". Sur ces neuf millions, "de l'ordre de 1 à 1,5 million a atteint la date de péremption", a-t-il indiqué".

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