AUTOMOBILE

Après l'américain Chrysler, l'italien Fiat lorgne l'allemand Opel

Le constructeur italien, qui vient de sceller une alliance avec l'américain Chrysler, envisage désormais de racheter l'allemand Opel. Ce nouveau géant européen de l'automobile générerait un chiffre d'affaires de 80 milliards d'euros par an.

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AFP - Le patron exécutif du groupe automobile italien Fiat, Sergio Marchionne, a évoqué l'acquisition de l'allemand Opel, propriété de General Motors depuis 80 ans, dans une interview au Financial Times de lundi.

M. Marchionne, tout juste auréolé de son succès dans l'alliance avec l'Américain Chrysler, a indiqué au quotidien britannique des milieux d'affaires que Fiat, Chrysler et Opel formeraient une nouvelle entreprise générant des revenus d'environ 80 milliards d'euros (106 milliards de dollars) et des ventes de six à sept millions de véhicules par an.

Sergio Marchionne s'entretiendra lundi à Berlin avec deux ministres allemands: Karl-Theodor zu Guttenberg, ministre de l'Economie et Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères, pour discuter de la reprise éventuelle d'Opel, en graves difficultés.

"D'un point de vue technique et industriel, c'est un mariage parfait", a-t-il déclaré au FT, ajoutant qu'une union de Fiat et d'Opel permettrait une économie d'un milliard d'euros par an.

Pour sa part, le Financial Times, se basant sur les fusions dans le passé, indique qu'une telle fusion pourrait entraîner la perte de 9.000 emplois.

Marchionne avait déjà indiqué vendredi qu'il allait se concentrer sur le dossier Opel, dans une interview au quotidien turinois La Stampa.

"C'est notre partenaire idéal", avait-il alors affirmé.

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