PRISONS

Les matons entament leur blocage, intervention à Fleury

Les gendarmes sont intervenus, ce lundi, pour libérer l'accès à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis touchée par le mouvement de blocage des surveillants de prison, qui entendent protester contre leur conditions de travail.

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AFP - Les gendarmes mobiles sont intervenus lundi matin à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) pour tenter de débloquer l'accès à la prison, alors que les surveillants entamaient un mouvement de "blocage progressif" des établissements pénitentiaires, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le mouvement a démarré lundi matin dans la plupart des 194 prisons françaises, selon Jean-François Forget, secrétaire général de l'Ufap, premier syndicat de surveillants.

L'Ufap-Unsa, FO-pénitentiaire et la CGT-pénitentiaire, réunies en entente syndicale, ont décidé ce blocage, faute de pouvoir se mettre en grève, ce mode de protestation leur étant interdit.

Sans transfèrement ni extraction, les procès où les accusés et les prévenus sont en détention provisoire ne pourront pas se tenir, ce qui pourrait très vite gripper la machine judiciaire. Et sans mise sous écrou, ce sont tous les nouveaux condamnés que la prison ne pourrait plus accueillir.

Vers 07H00, les gendarmes mobiles sont intervenus pour débloquer un premier barrage sur un route menant à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, la plus grande d'Europe avec 3.700 détenus pour 2.855 places, selon son directeur Paul Louchouarn.

Après une bousculade avec plusieurs dizaine de surveillants, les forces de l'ordre ont utilisé du gaz lacrymogène avant d'enlever un première barricade faite de palettes en bois.

Surveillants et gendarmes mobiles s'opposaient toujours vers 07H30 autour d'une seconde barricade constituée de la même façon, mais enflammée cette fois-ci, a constaté un journaliste de l'AFP.
 

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