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Un changement "historique" pour la presse

Pour la première fois depuis 30 ans, le parlement régional du Pays basque va investir, ce mardi, un nouveau chef de gouvernement régional non-nationaliste. Revue de la presse espagnole face à un changement considéré comme "historique".

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correspondants de FRANCE 24 à Madrid

Ce mardi 5 mai 2009 est une "journée historique" pour le Pays basque espagnol. L’expression est employée à l’envi par tous les journaux d'Espagne, aujourd'hui. Et, phénomène rare s’il en est, le Parti socialiste (PS, au pouvoir) comme le Parti populaire (PP) la font leur à tour de rôle depuis les élections régionales du 1er mars.

 

Ce mardi, le socialiste Patxi Lopez, personnalité consensuelle proche du président du gouvernement José Luis Zapatero, devient le premier "lehendakari" - chef du gouvernement autonome du Pays basque - non nationaliste dans l'histoire de l'Espagne démocratique.

 

Le grand perdant de cette nouvelle donne est le Parti nationaliste basque (PNV, indépendantiste modéré) de Juan José Ibarretxe, qui gouvernait la région depuis plus de trente ans. Bien qu’arrivé en tête (30 sièges) du dernier scrutin régional, sa formation n’a pas réussi à emporter la majorité absolue... Une aubaine pour le PS, qui s’empare de la région la plus riche du pays.

 

Arrivé en deuxième position (25 sièges), la formation de Patxi Lopez est parvenue à un accord avec les conservateurs (13 sièges) et le parti centriste UPyD (1 siège). Cette alliance - une première en Espagne - est pour le moins hétéroclite car, au niveau national, socialistes et conservateurs ne cessent de s'entredéchirer.

 

Comment cette alliance peut-elle tenir ? Aucun journal national ne se pose la question ce mardi, préférant insister sur son caractère inédit et porteur d’ "espoir". Le journal de centre gauche "El Pais" et son rival de centre-droit "El Mundo" expliquent que cette alliance fera barrage à l’indépendantisme basque, et surtout à sa version la plus violente : le terrorisme de l’ETA. C’est une alliance "pour obtenir la paix", insistent les deux journaux. Il est vrai qu’au Pays basque, les élus socialistes et conservateurs partagent une même volonté d’en finir avec l’ETA et doivent tous vivre sous escorte.

 

Il faut aller lire le journal basque "Gara" pour trouver une voix discordante. Le quotidien décrit une "usurpation" du pouvoir au Pays basque.

 

La minorité indépendantiste radicale semble très divisée sur la manière de s’opposer au tout nouveau gouvernement. Les uns appuient l’ETA sans réserve, tandis que les autres appellent à la négociation avec le gouvernement (voir "El Pais" du 3 mai). Quoi qu’il en soit, les syndicats indépendantistes radicaux LAB et ELA appellent déjà à une grève générale le 13 mai au Pays basque. Ce sera le premier défi de Patxi Lopez sur le terrain social.

 

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