MER CASPIENNE

Trois pays clés refusent de soutenir le projet européen de gazoduc

L'Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Turkménistan ont refusé, lors du mini-sommet sur le gaz à Prague, de soutenir le projet européen du gazoduc Nabucco, élaboré pour réduire la dépendance gazière de l'Union européenne à la Russie.

Publicité

AFP - Des pays clés d'Asie centrale pour l'approvisionnement du gazoduc Nabucco --un tuyau de 3.300 km qui doit permettre à l'Europe de profiter des gisements gaziers de la Caspienne et réduire sa dépendance de Moscou-- ont refusé vendredi de soutenir ce projet.

Les représentants de l'Ouzbékistan, du Kazakhstan et du Turkménistan, trois pays ex-soviétiques d'Asie centrale riches en hydrocarbures, ont refusé de signer la déclaration politique préparée pour un mini-sommet organisé par l'UE à Prague, selon des sources diplomatiques.

Ce mini-sommet visait précisément à renforcer l'engagement politique de ces pays en faveur de Nabucco, en réunissant les dirigeants de l'UE et des responsables des pays clés pour la réalisation de ce gazoduc, qu'ils soient fournisseurs de gaz ou pays de transit.

Les présidents azerbaïdjanais, géorgien et turc - Ilham Aliev, Mikheïl Saakachvili et Abdullah Gül -, ainsi que le ministre du Pétrole égyptien Sameh Fahmy, ont eux bien signé aux côtés des dirigeants de l'UE la déclaration soutenant Nabucco, selon la présidence tchèque de l'UE, qui a publié la déclaration sur son internet.

La construction de Nabucco doit commencer en 2011 afin qu'il devienne  opérationnel en 2014 mais le projet peine à trouver des investisseurs faute de garanties suffisantes d'approvisionnement en gaz de la part des pays de la Caspienne.

Des représentants américain, russe et ukrainien avaient été invités par l'UE en tant qu'observateurs à ce mini-sommet.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine