GRIPPE A (H1N1)

Premier décès au Costa Rica, près de 2 260 cas confirmés aux États-Unis

Alors que la grippe A (H1N1) touche désormais 2 254 personnes aux États-Unis et 1 626 au Mexique, le Costa Rica a annoncé la mort d'un homme de 53 ans. Il s'agit du premier cas mortel du virus enregistré en Amérique centrale.

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AFP - Les autorités sanitaires américaines ont annoncé samedi que l'épidémie de grippe porcine continuait dans le pays, avec désormais 2.254 cas confirmés et 104 personnes hospitalisées, et qu'elles se concentraient désormais prioritairement sur la mise au point d'un vaccin.

Le nombre de cas confirmés est en hausse de plus de 600 par rapport à vendredi (1.639 cas) et 44 Etats sur 50, ainsi que la capitale fédérale, Washington, sont désormais touchés, ont indiqué les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Les autorités sanitaires se concentrent désormais sur la recherche des caractéristiques du virus A(H1N1) et sur la fabrication d'un vaccin, a expliqué au cours d'une conférence téléphonique le Dr Anne Schuchat, des CDC.

Le Mexique est à l'épicentre de l'épidémie et a enregistré 48 décès, contre seulement deux aux Etats-Unis, mais ce pays est désormais passé en tête pour le nombre de cas confirmés.

"Nous estimons que la transmission se poursuit aux Etats-Unis, qu'il s'agit d'un virus qui se transmet très facilement, similaire aux virus de la grippe saisonnière", a déclaré le Dr Schuchat, directrice par intérim des CDC pour la science et la santé publique.

Evaluant à 3.000 le nombre total de cas, à la fois confirmés et probables, aux Etats-Unis, elle a estimé qu'"heureusement, d'après le degré de sévérité de la maladie constatée pour l'instant, cela ne semble pas avoir le degré de gravité d'une pandémie de niveau 5 ou l'impact sévère que certains craignaient".

La plupart des patients hospitalisés souffraient déjà d'autres problèmes de santé, a-t-elle souligné.

Mais "le virus de la grippe est imprévisible, il peut changer avec le temps", a-t-elle rappelé, expliquant que les responsables de la santé publique devraient essayer de comprendre comment l'épidémie se propage et comment elle évolue dans l'hémisphère sud - où la saison de la grippe ne fait que commencer -, et tenter désormais d'anticiper quel sera l'impact du virus dans l'hémisphère nord à l'automne.

"Ici aux Etats-Unis, nous mettons beaucoup l'accent sur la compréhension de l'épidémiologie, la transmission, le gravité et les caractéristiques virales, mais nous travaillons aussi avec nos partenaires au niveau international pour anticiper et évaluer les problèmes dans leurs pays", a-t-elle dit.

Le virus A(H1N1) est un hybride combinant des éléments de virus de la grippe d'origine porcine, aviaire et humaine. C'est pourquoi "nous pensons que les circonstances sont rendues inhabituelles et difficiles par la circulation à la fois du H1N1, de la grippe saisonnière habituelle et du H5N1", le virus de la grippe aviaire, a expliqué le Dr Schuchat.

Les scientifiques craignent une mutation du virus de la grippe aviaire en un virus facilement transmissible entre humains, qui pourrait entraîner une pandémie capable d'affecter un cinquième de la population mondiale.
 

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