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Les Taliban démentent utiliser du phosphore blanc

Accusés par l'armée américaine d'utiliser des munitions au phosphore blanc en Afghanistan - un composant chimique qui s'enflamme au contact de l'air -, les Taliban démentent vigoureusement l'usage d'un tel combustible.

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Reuters - Répondant aux accusations américaines, les taliban afghans ont démenti mardi utiliser des munitions au phosphore blanc, un composant chimique qui provoque une combustion puissante.


L'armée américaine a affirmé lundi qu'elle avait enregistré quarante-quatre cas d'utilisation ou de possession de phosphore blanc par les taliban.


Un porte-parole des taliban, Kari Mohammad Yousuf, a catégoriquement démenti l'utilisation de ce combustible par le groupe insurgé. "Nous n'avons ni eu en possession ni utilisé du phosphore. Les Américains l'ont utilisé lors de nombreuses opérations et veulent maintenant imputer leur tyrannie aux taliban", a-t-il déclaré par téléphone.


Les forces américaines et de l'Otan reconnaissent avoir recours au phosphore blanc, qui s'enflamme au contact de l'air, pour éclairer la zone de combats, créer un écran de fumée ou détruire des bâtiments vides, mais assurent ne pas l'utiliser contre des personnes. Ce composant n'entre pas dans la catégorie des armes chimiques interdites par les traités internationaux.


Reuters avait rapporté la semaine dernière que des médecins de l'armée américaine avaient confirmé avoir soigné une fillette de 8 ans souffrant de brûlures dues au phosphore. Il s'agit de la première victime connue du phosphore en Afghanistan.


Son cas ne figure pas sur la liste des 44 incidents publiée lundi par l'armée américaine, qui dit penser que sa maison a été touchée par un mortier tiré par les taliban.


Son père a cependant déclaré à Reuters que leur maison avait été frappée par des tirs d'artillerie des troupes occcidentales.


Dans la liste publiée lundi, les forces alliées ont comptabilisé seulement onze cas de tirs d'obus au phosphore blanc. Huit incidents concernent du phosphore retrouvé sur des bombes artisanales.


Dans les 25 autres cas, le combustible a été retrouvé inutilisé, souvent dans des caches d'armes.


Le phoshore blanc est courant dans les arsenaux militaires, et les Soviétiques en possédaient lorsqu'ils ont combattu en Afghanistan dans les années 80. 

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