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FRANCE - AUTOMOBILE

Hertz demande à ses cadres de renoncer à 5 % de leurs revenus

3 min

Au nom de la préservation de l'emploi, le loueur de voitures Hertz souhaite que ses cadres fassent une croix sur 5 % de leur salaire brut pendant trois mois. Une initiative qui émanerait, selon les syndicats, de la direction américaine du groupe.

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AFP - Le loueur de voitures Hertz a demandé à ses cadres de renoncer, sur la base du volontariat, à au moins 5% de leur salaire brut pendant trois mois par "effort de solidarité" pour "préserver au maximum les emplois" dans le contexte de crise, a-t-on appris de sources concordantes.

Suite à une information révélée par le quotidien Libération, Hertz France a confirmé que "l'ensemble de ses cadres, représentant moins de 10% de ses effectifs, a reçu une proposition à participer à une réduction de salaire basée exclusivement sur le volontariat et ce pour une période limitée dans le temps".

"Cette initiative a été proposée pour améliorer la gestion des coûts dans cette période économique difficile", a ajouté Hertz.

Hervé Garnaud, délégué central CGT chez Hertz, a indiqué à l'AFP que cette mesure avait été demandée à environ 150 personnes et que 67% d'entre elles auraient accepté.

"Celles qui ont dit oui l'ont fait par peur de représailles, celles qui ont dit non sont surtout en région, plus loin de la pression du siège", a commenté le syndicaliste.

M. Garnaud dit "ne pas contester la baisse d'activité, mais la situation de crise dans laquelle serait Hertz" car "l'entreprise a une grosse trésorerie et continue à faire des acquisitions".

Dans son édition de jeudi, Libération reproduit la lettre envoyée aux cadres dans laquelle Hertz précise que la réduction sera effectuée "en % (du salaire brut) et en fonction du statut (Ndlr: 5 ou 7,5%), pour une période de trois mois, soit du 1er avril 2009 jusqu'au 30 juin 2009 et sur la base du volontariat".

Selon la CGT, le "don" demandé aux salariés est une initiative de la direction américaine et aux Etats-Unis elle est appliquée de facto à l'ensemble des salariés, comme le permet la loi. En France et en Allemagne, a souligné Hervé Garnaud, il faut l'accord des salariés pour effectuer une retenue sur salaire.

Interrogé sur Europe 1 à ce sujet, Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, a demandé à "voir concrètement ce qu'a fait Hertz" tout en se disant opposé à "du chantage dans cette période".

"Si c'est la même méthode que Renault qui a dit à ses cadres +faites un effort sur vos congés, les ouvriers font un effort sur les congés et on ne licencie personne+, c'est positif", a ajouté M. Wauquiez.

Le secrétaire d'Etat faisait référence aux mesures prises par Renault pour indemniser à 100% du salaire net les jours de chômage partiel imposés aux ouvriers en sollicitant les cadres et ingénieurs via des dons de jours RTT.

La direction du groupe américain Hertz, détenu par un groupe de trois fonds d'investissement américains, a annoncé en janvier la suppression de 4.000 postes au niveau mondial.

En France, selon Hervé Garnaud, un plan de sauvegarde de l'emploi validé en juin 2008 prévoyait le départ de 70 personnes "dans des conditions correctes". "Mais depuis le 5 décembre 2008, j'ai connaissance de 47 personnes ayant quitté l'entreprise via des ruptures conventionnelles, qui sont des licenciements déguisés avec des indemnités très variables", affirme le délégué CGT.
 

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