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Chrysler veut fermer une concession sur quatre aux États-Unis

Chrysler, en pleine restructuration sous contrôle judiciaire, a prévenu qu'il allait supprimer 789 points de vente aux États-Unis. Actuellement, un quart des concessionnaires du constructeur américain réalisent 50 % des ventes.

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REUTERS - Chrysler a fait part à l'ensemble de de ses concessionnaires aux Etats-Unis de son intention de fermer un quart de ses concessions dans le pays, soit 789 points de vente sur un peu moins de 3.200, dans le cadre de son dépôt de bilan.

Le constructeur automobile a précisé avoir demandé l'autorisation à une juridiction chargée des mises en faillite de mettre fin dès le 9 juin à certains des accords de franchise le liant à ses concessionnaires.
 

Chrysler a sollicité le 30 avril la protection de la loi américaine sur les faillites. Son concurrent General Motors devrait lui aussi être amené à réduire son réseau de distribution pour le ramener à un niveau plus proche de celui des constructeurs les moins touchés par la crise, tels que Toyota, qui ne dispose que de 1.200 points de vente dans le pays.
Chrysler explique que 50% de ses concessions réalisent 90% de ses ventes, montrent les documents transmis aux autorités judiciaires.

Selon une note interne que Reuters a pu se procurer, Chrysler ne rachètera aucun des véhicules, outils ou équipements aux concessionnaires qui devront fermer, mais assure qu'il apportera son aide afin de les aider à liquider leurs stocks.
Le groupe estime que les concessions concernées ont en stock un total de 44.000 véhicules .

Les concessions automobiles américaines sont des entreprises indépendantes et les lois sur la franchise ont empêché jusqu'à présent Chrysler et d'autres constructeurs américains de couper dans leurs réseaux de distribution.
 

 

GM POURRAIT FERMER PLUS DE 2.500 CONCESSIONS
 

"Le processus de dépôt de bilan dans lequel nous sommes engagés nous donne une opportunité unique de parvenir un réseau de concessionnaires de taille appropriée", a déclaré le vice-président du groupe Jim Press lors d'une téléconférence. "Nous ne disposons pas d'une production ou de ventes suffisantes pour assurer la survie ou la prospérité de tous les concessionnaires."
 

Le département du Trésor a jugé de son côté que la décision de Chrysler était une mesure "nécessaire" pour permettre son redressement. Il a précisé que l'administration Obama n'avait "joué aucun rôle" dans la décision.
 

General Motors, qui doit présenter avant le 1er juin aux autorités fédérales un plan de restructuration sous peine de devoir lui aussi déposer son bilan, a dit vouloir ramener le nombre de ses concessionnaires à 3.605 contre plus de 6.246 fin 2008.
Il pourrait notifier dès cette semaine à plus de 2.000 d'entre eux l'arrêt de leur activité, selon certaines sources de Reuters.
 

L'annonce de Chrysler survient alors que des représentants des 20.000 concessionnaires automobiles américains ont entamé une campagne de lobbying à Washington afin de tenter de ralentir le rythme des fermetures qui pourraient toucher selon eux 200.000 emplois.

Plus de 100 membres de l'Association nationale des concessionnaires, une fédération représentant 20.000 professionnels du secteur, ont rencontré mercredi des membres de la Chambre des représentants et du Sénat afin qu'ils interviennent en leur faveur auprès de l'administration Obama.

Selon l'association, chaque concession Chrysler emploie en moyenne 48 personnes, ce qui sous-entend que le plan de Chrysler supprimerait près de 38.000 emplois.

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