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NIGERIA

Les rebelles du Mend accusent l'armée d'avoir tué un otage

2 min

Engagé dans "une guerre totale" contre le pouvoir, le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend) prétend que l'un des 15 otages détenus par un "groupe affilié" a été abattu par une balle perdue provenant du camp de l'armée.

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AFP - Le principal groupe armé du sud pétrolifère du Nigeria, le Mend, a affirmé vendredi qu'un otage avait été tué par une "balle perdue" de l'armée qui aurait attaqué une zone où il était détenu.

"Un otage a été tué par une balle perdue de l'armée nigériane qui a attaqué une zone où ils (les otages) sont détenus, dans l'Etat de Delta", l'un des Etats du delta du Niger, a indiqué le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger, dans un communiqué d'une ligne.

Le groupe, qui a déclaré une "guerre totale" vendredi suite à des affrontements avec l'armée, ne fournit aucune précision sur l'otage en question.

Jeudi, il avait annoncé dans un communiqué qu'un "groupe affilié" avait capturé la veille 15 membres étrangers de l'équipage d'un navire, le MV Spirit, dans le delta du Niger, où sont présentes de nombreuses compagnies pétrolières internationales.

Il n'avait pas identifié ce groupe ni précisé l'identité des victimes.

Un porte-parole de la force conjointe police-armée (JTF) qui opère dans le delta du Niger, le colonel Rabe Abubakar, avait confirmé à l'AFP l'enlèvement des marins du MV Spirit, sans préciser leur nombre ou nationalité.

La JTF a attribué cette attaque à Government Tompolo Ekpemupolo, le chef du groupe armé Federated Niger Delta Ijaw Communities (FNDIC) qui est basé dans l'Etat de delta et où des combats ont opposé armée et militants vendredi.

Le delta du Niger est secoué par des violences perpétrées par des groupes armés qui s'en prennent régulièrement aux intérêts du secteur pétrolier et ont multiplié depuis 2006 sabotages d'oléoducs, attaques de navires et enlèvements d'employés locaux et étrangers de cette industrie.

La plupart du temps, ces otages sont remis en liberté au bout de quelques jours ou semaines, après le versement d'une rançon.

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