CORÉE DU NORD

Les journalistes américaines emprisonnées rencontrent un diplomate

Les journalistes Euna Lee et Laura Ling, détenues depuis le 17 mars par Pyongyang qui les accuse d'être entrées illégalement en Corée du Nord, ont rencontré l'ambassadeur de Suède qui défend les intérêts américains dans le pays.

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AFP - L'ambassadeur de Suède à Pyongyang a rencontré vendredi deux journalistes américaines détenues en Corée du Nord, pour la première fois depuis six semaines, a annoncé le département d'Etat américain.

"En qualité de puissance protectrice des Etats-Unis en Corée du Nord, l'ambassadeur de Suède à Pyongyang a rencontré le 15 mai les deux journalistes américaines emprisonnées", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly, à la presse.

L'ambassadeur, Mats Foyer, "les avait déjà rencontrées le 30 mars", a-t-il indiqué dans un court communiqué, sans préciser si l'état de santé des deux jeunes femmes était satisfaisant.

Cette annonce intervient au lendemain d'une déclaration de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, qui s'était dite encouragée par l'annonce par Pyongyang que le procès de l'Américano-Coréenne Euna Lee et de la Sino-Américaine Laura Ling aurait lieu le 4 juin.

"Que la date du procès ait été fixée est à notre avis bienvenu", avait déclaré la chef de la diplomatie américaine à la presse, à l'issue d'un entretien au département d'Etat avec son homologue malaisien Anifah Aman.

"Nous considérons que les accusations sont sans fondement et qu'elles ne devraient pas avoir été portées, et que ces deux jeunes femmes doivent être libérées immédiatement", avait ajouté Mme Clinton.

"Mais le fait qu'elles vont bénéficier maintenant d'un certain processus judiciaire est à notre avis un signal qu'il peut y avoir un règlement de cette affaire, et j'espère que ce sera le cas, dès que possible", avait-elle conclu.

Les deux journalistes, qui travaillent toutes deux pour la chaîne de télévision californienne Current TV, ont été arrêtées le 17 mars pour avoir, selon Pyongyang, pénétré illégalement sur le territoire du pays.

Elles risquent jusqu'à 10 ans de travaux forcés, selon Reporters sans frontières (RSF), alors qu'Amnesty International a récemment douté que les deux journalistes bénéficient d'un procès équitable "étant donné le manque absolu d'indépendance ou de transparence du système judiciaire" en Corée du Nord.

En l'absence de relations diplomatiques avec la Corée du Nord, les intérêts des Etats-unis à Pyongyang sont représentés par la Suède.

 

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