GRIPPE A (H1N1)

Pas d'accord à l'OMS sur le partage de vaccins en cas de pandémie

Les États-membres de l'Organisation mondiale de la santé ne sont pas parvenus à un accord final concernant le partage équitable des virus et vaccins entre le Nord et le Sud, au cas où la grippe A (H1N1) se transformait en pandémie.

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AFP - La réunion intergouvernementale sur le partage équitable des virus et des vaccins en cas de pandémie de grippe entre le Nord et le Sud, s'est achevée samedi au siège de l'OMS sans accord final, la question majeure de la propriété intellectuelle n'ayant pas été abordée, a-t-on appris auprès des participants.

"La réunion intergouvernementale a conclu ses discussions et est parvenue à un accord sur la plus grande partie des éléments" concernant le partage des virus et l'accès équitable au vaccin en cas de pandémie, ont expliqué les participants dans un document dont l'AFP a obtenu une copie.

"Toutefois, un travail supplémentaire devra être fourni sur les éléments clé restés en suspend", ont-ils reconnu.

Parmi eux, la question du transfert des données entre laboratoires ainsi que la propriété intellectuelle des virus.

Cette réunion était prévue de longue date, mais s'est retrouvée au coeur de l'actualité avec l'apparition du nouveau virus de grippe porcine qui a fait selon l'OMS, près de 8.500 cas dans 36 pays de la planète.

Des discussions sur le sujet ont été entamées en 2007 dans le sillage de la grippe aviaire. L'Indonésie, qui détenait la souche du virus, avait alors posé la question du partage du vaccin entre pays riches et pays en développement, sachant que ces derniers ont moins de moyens pour produire à grande échelle les vaccins qui pourraient être nécessaires en cas de pandémie.

Interrogée, la présidente de cette réunion hautement politique qui regroupait des représentants des Etats membres de l'OMS, l'Australienne Jane Halter, a pour sa part souligné "le travail fantastique" qui avait été accompli durant les deux jours de session, permettant de régler un certain nombre de question telle que la traçabilité ou les mécanismes de conseil.

"Il n'en reste pas moins certains éléments sur lesquels des accords n'ont pas été trouvés", a-t-elle convenu.

L'Assemblée mondiale de l'OMS qui démarre lundi à Genève pourrait toutefois décider de donner un coup de fouet aux discussions en reprenant le dossier la semaine prochaine, a assuré le représentant nigérian Abdul Salami Nassidi.

 

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