ROYAUME-UNI

L'affaire des notes de frais menace le "Speaker" des Communes

Éclaboussé par le scandale des défraiements abusifs, le président de la Chambre des Communes, Michael Martin, a été contraint de présenter ses excuses. Sans grand résultat. L'opposition a déposé contre lui une motion de défiance.

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AFP - Le président de la chambre des Communes britannique Michael Martin, visé par une motion de défiance, s'est dit "profondément désolé" lundi après le scandale sur les notes de frais des députés, tout en rejetant les questions sur son éventuelle démission.

"Nous devons tous accepter la responsabilité et, dans la mesure où j'ai contribué à cette situation, j'en suis profondément désolé", a déclaré le "Speaker" lors d'une intervention très attendue devant la chambre des députés.

M. Martin a appelé le Premier ministre Gordon Brown et les responsables des principaux partis politiques à une réunion d'urgence sur les moyens de réformer le système du défraiement des députés.

"Nous portons tous une lourde responsabilité pour les dégâts terribles causés à la réputation de cette maison", a-t-il insisté. "Nous devons faire tout notre possible pour regagner la confiance des gens".

Dans une ambiance électrique, plusieurs députés ont pris la parole pour lui demander sans détour de dire s'il comptait démissionner avant la fin de son mandat, au plus tard à la fin de l'actuelle législature en juin 2010.

D'autres l'ont appelé à organiser un débat dès mardi sur la motion de défiance déposée par un député de l'opposition conservatrice, et déjà signée par une quinzaine d'élus.

Mais M. Martin s'est retranché derrière des questions de procédure pour éviter de leur répondre directement.

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