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JUSTICE

Fin du procès de Charles Pasqua, verdict le 18 septembre

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L'ancien ministre de l'Intérieur, poursuivi en appel dans une affaire de financement électoral illégal, a déclaré aux juges : "Mon honneur est entre vos mains." En première instance, Charles Pasqua avait été condamné à 18 mois avec sursis.

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AFP - L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, poursuivi en appel à Paris dans l'affaire de financement électoral illégal liée à la revente du casino d'Annemasse (Haute-Savoie), a déclaré mercredi aux juges: "mon honneur est entre vos mains".

Un an d'emprisonnement avec sursis a été requis devant la cour d'appel de Paris à l'encontre de M. Pasqua, 82 ans, condamné en première instance en 2008 à 18 mois avec sursis pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance.

La cour rendra son arrêt le 18 septembre à 09H00.

Il est reproché au sénateur UMP des Hauts-de-Seine d'avoir bénéficié de 7,5 millions de francs (1,143 M EUR) pour sa campagne électorale européenne de 1999, issus de la vente du casino d'Annemasse dont il avait autorisé l'exploitation en 1994, en tant que ministre de l'Intérieur.

L'exploitation du casino avait été accordée contre l'avis de la Commission supérieure des jeux à des proches de M. Pasqua, Robert Feliciaggi, assassiné en 2006, et Michel Tomi, lui aussi poursuivi.

L'autorisation relevait du "pouvoir discrétionnaire du ministre" Pasqua, a insisté mercredi son avocat Me Lef Forster en plaidant la relaxe.

L'autorisation accordée en 1994 se justifiait par le fait qu'"il y avait un ostracisme à l'égard des Corses" dans l'exploitation des casinos à cette époque-là, a ajouté Me Forster.

Réfutant le moindre délit, M. Pasqua a expliqué que "l'amitié chez nous, c'est quelque chose de très fort, presque plus fort que la famille", ajoutant: "c'est vrai que nous sommes un peu spéciaux, difficiles à suivre parfois dans nos comportements".

"Mon honneur est entre vos mains", a-t-il conclu.

Dans cette même affaire, M. Pasqua fait l'objet d'un renvoi pour "corruption passive" devant la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à enquêter et à se prononcer sur des délits reprochés à des ministres en exercice. Renvoyé devant la CJR dans deux autres dossiers, il s'est pourvu en cassation.

 

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