COLOMBIE

Uribe laisse entendre qu'il ne briguera pas de troisième mandat

Le président colombien Alvaro Uribe (photo), au pouvoir depuis 2002, a estimé "peu convenable" d'être à nouveau candidat à l'élection présidentielle de 2010. "Le pays a beaucoup de bons leaders", affirme-t-il en guise d'explication.

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AFP - Le président colombien Alvaro Uribe a estimé jeudi lors d'une discussion sur l'élection présidentielle qu'il ne serait "pas convenable" qu'il soit candidat une troisième fois en 2010, car le pays a "de bons leaders" et qu'il ne faut pas "s'accrocher au pouvoir".

"J'estime que c'est peu convenable pour la raison suivante: (...) le pays a beaucoup de bons leaders", a déclaré le président en réponse à une question sur son éventuelle ré-election lors d'un forum sur l'économie organisé par l'hebdomaire The Economist à Bogota.

 "D'un point de vue personnel, parce que je ne souhaiterais pas (...) que les nouvelles générations me voient comme quelqu'un qui s'accroche au pouvoir", a-t-il ajouté.

"D'un point de vue institutionnel je veux dissiper tout doute de la communauté internationale (...) Je crois que les institutions démocratiques ont renforcé ce gouvernement".

Une source proche de la présidence, interrogée, n'a pas souhaité préciser si ces déclarations signifiaient que l'actuel chef de l'Etat colombien, élu en 2002, puis ré-élu en 2006, renonce définitivement à se présenter en 2010.

La déclaration présidentielle intervient toutefois en plein débat sur cette hypothèse qui impliquerait l'organisation d'un référendum pour modifier la Constitution, car celle-ci n'autorise pas plus d'un mandat consécutif.

Mardi, le Sénat a adopté un texte qui permettrait l'organisation de cette consultation et devant encore faire l'objet d'une conciliation avec la chambre basse, puis d'une validation par la Cour constitutionnelle.

L'opposition et certains membres de la majorité se sont vivement prononcés contre une telle réforme "antidémocratique".

Lundi, le ministre de la Défense Juan-Manuel Santos a pour sa part renoncé à son portefeuille, afin de pouvoir être candidat, bien qu'il ait précisé qu'il ne se présenterait que si le président renonçait à cette option.
 

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