PRÉSIDENTIELLE IRANIENNE

Ahmadinejad lance sa campagne en fustigeant l'Occident

Le président iranien (photo) brigue un deuxième mandat. Pour lancer sa campagne, vendredi, il s'en est pris, notamment, à Israël. Il a par ailleurs affirmé que l'Iran figurait désormais dans le groupe des pays capables d'enrichir l'uranium.

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AFP - Le président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad a lancé vendredi une campagne combative pour la présidentielle du 12 juin, s'en prenant à Israël, à l'Occident et aux réformateurs qui critiquent sa politique.

Devant plusieurs milliers de partisans chauffés à blanc, réunis dans un stade du sud de Téhéran, M. Ahmadinejad a souligné les "acquis" de l'Iran dans le domaine nucléaire, en répétant ses attaques contre l'Occident qui le soupçonne, les Etats-Unis en tête, de vouloir fabriquer la bombe atomique.

Agitant des portraits du président et des drapeaux iraniens, les jeunes filles en tchador noir étaient regroupées dans une partie du stade couvert et les jeunes hommes, portant certains de longues barbes noires et des chemises tombant sur le pantalon -signe des islamistes purs et durs- occupaient le reste du stade.

"La nation iranienne n'acceptera pas la domination des puissances oppressives", a déclaré M. Ahmadinejad, en allusion à l'Occident, devant la foule qui a répondu "Ahmadinejad le résistant, l'espoir du guide suprême" ou encore "Ahmadi le héros, le prochain président".

Candidat à un second mandat de quatre ans, il a ajouté que les Iraniens l'avaient élu en 2005 car ils avaient le sentiment que "le pays s'éloignait des principes et des valeurs de la révolution. Nous devons continuer sur la même voie".

"Nous devons bâtir un Iran qui jouera un rôle dans la direction future du monde", a ajouté le président, ses partisans criant "Ahmadi qui soutient les pauvres, est la fierté des jeunes".

M. Ahmadinejad a rejeté durant quatre ans les pressions de l'Occident tout comme les critiques venues de l'intérieur du pays en maintenant son refus d'abandonner les activités nucléaires sensibles.

"Nous avons enterré les sanctions dans les cimetières de l'histoire", a-t-il dit, en allusion aux résolutions assorties de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU demandant à l'Iran de suspendre son programme nucléaire, en particulier l'enrichissement d'uranium.

"Seuls huit ou neuf pays sont capables de faire de l'enrichissement d'uranium et nous figurons parmi eux", a-t-il ajouté.

Il a aussi critiqué l'ancien président Mohammad Khatami, affirmant que sa "politique de détente (...) avait abouti à la fermeture des sites nucléaires".

"Les Iraniens préfèrent mourir plutôt qu'accepter le déshonneur", a répondu la foule.

Sur Israël, dont il a prédit par le passé la disparition, M. Ahmadinejad a affirmé que la seule solution était d'adopter une position agressive contre les "ennemis" de la République islamique.

"Ils (les ennemis) sont comme des chiens. Si vous les attaquez, ils reculent, mais si vous reculez, alors ils attaquent", a-t-il lancé en reprenant un phrase de l'imam Khomeiny, fondateur de la République islamique d'Iran.

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