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Les leaders politiques se mettent d'accord sur des "principes"

Des discussions sont en cours à Antananarivo pour tenter de sortir de la crise politique. Les représentants des différents leaders se seraient accordés sur la possibilité, pour tous les ex-chefs d'État, de se présenter à une présidentielle.

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AFP - Les représentants des leaders politiques malgaches sont parvenus à un projet d'accord sur des "principes" ouvrant la voie à un règlement de la grave crise politique à Madagascar, avec notamment la possibilité pour tous les ex-chefs d'Etat de se présenter à une présidentielle.

Lors de discussions menées de mercredi à vendredi soir à Antananarivo sous l'égide de la médiation internationale, les participants n'ont toutefois pas signé le projet sur ces "principes" et n'ont pu s'accorder sur le contenu d'une "charte de transition" devant permettre l'organisation d'une présidentielle pour laquelle aucune date n'a été arrêtée, a-t-on appris de source proche de la médiation.

"Les médiateurs internationaux appellent toutes les parties à faire les concessions qui s'imposent afin d'obtenir un accord sur les questions qui demeurent en discussion et mener à terme les négociations en vue de parvenir à une transition concertée", a demandé la médiation dans un communiqué. La date de la reprise des négociations n'a pas été communiquée.

Le projet sur les "principes" prévoit notamment "la participation des anciens chefs d'Etat et du chef d'Etat de la transition à la prochaine élection présidentielle".

Auparavant, le président de la transition Andry Rajoelina avait proposé qu'aucun ancien chef de l'Etat de participe à un tel scrutin.

M. Rajoelina n'avait pas réagi personnellement samedi à ce projet d'accord annoncé par la médiation tout comme le président évincé Marc Ravalomanana, qui se considère toujours comme le président légitime.

Le projet sur les principes prévoit également "un statut spécial préservant la dignité et garantissant la sécurité des anciens chefs d'Etat", selon le communiqué des médiateurs de l'Union africaine (UA), de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l'ONU.

Les négociations doivent se poursuivre "en vue d'obtenir l'adhésion des mouvances à une charte de la transition qui fournira un cadre pour la gestion consensuelle de la transition menant à des élections libres, justes, équitables et transparentes dans les plus brefs délais", a précisé la médiation.

Cette "charte de la transition" doit être ratifiée par les quatre mouvances politiques du pays (celles des ex-chefs d'Etat Didier Ratsiraka et Albert Zafy, de M. Ravalomanana et de M. Rajoelina).

Outre un accord sur la charte, les quatre mouvances malgaches doivent également s'entendre sur le partage des postes au sein des institutions de transition, actuellement contrôlées par les partisans de M. Rajoelina.

"Les discussions portent actuellement sur la composition et la clé de répartition des institutions de l'exécutif et du législatif de la transition", a relevé la médiation, soulignant également l'absence de consensus sur une amnistie.

"L'idée d'une amnistie générale est en discussion pour les infractions liées aux évènements survenus dans des périodes restant à préciser", ont noté les médiateurs.

Le régime de transition a lancé un mandat d'arrêt contre M. Ravalomanana, exilé depuis la prise du pouvoir par M. Rajoelina avec le soutien de l'armée le 17 mars. Le prédécesseur de M. Ravalomanana, Didier Ratsiraka, vit lui aussi en exil.

Lâché par l'armée et confronté à la pire crise qu'il ait connue depuis son accession à la tête du pays en 2002, M. Ravalomanana avait remis ses pouvoirs le 17 mars à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à M. Rajoelina.

Une centaine de Malgaches ont été tués pendant les trois mois de crise, dont 28 froidement abattus par la garde présidentielle le 7 février.
 

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