TECHNOLOGIE

Le japonais Nikon envisage de supprimer 1 000 emplois

Soucieux de restructurer ses filiales, le groupe nippon des technologies de l'image a annoncé vouloir supprimer 1 000 postes, dont 200 à l'étranger. Objectif : économiser 62 millions d'euros sur ses coûts fixes annuels.

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AFP - Le groupe des technologies de l'image japonais Nikon va supprimer 1.000 postes (dont moins de 200 à l'étranger) dans le cadre d'une réorganisation de filiales, afin d'économiser 8 milliards de yens (62 millions d'euros) sur ses coûts fixes annuels, a-t-il annoncé mardi.

"Depuis l'automne dernier, notre environnement d'affaires s'est dégradé, ce qui nous a forcés à réduire nos dépenses et à revoir nos projets d'investissement", a expliqué Nikon.

Dans ces circonstances, les firmes du groupe qui s'occupent des instruments de précision et semi-conducteurs ont particulièrement été touchées, la demande pour ce type de produits ayant chuté et la concurrence s'étant simultanément intensifiée, selon Nikon.

"Nous avons jugé qu'une nouvelle réorganisation s'imposait pour renforcer ces structures et qu'il était impérieux de diminuer les frais de production, de vente et de service", a-t-il justifié.

Concrètement, Nikon a décidé de regrouper, en seulement deux entités distinctes, les actuelles quatre filiales de production au Japon d'instruments de précision et de circuits intégrés. Sur les 2.900 postes que comptent ces sociétés, 800 seront supprimés.

Par ailleurs, il dit vouloir faire son possible pour rationaliser les structures de vente de ces instruments de précision en Europe et en Amérique du Nord, en les unifiant autant que faire se peut. Il prévoit aussi de réorganiser ses structures de distribution en Asie.

Ces changements opérés à l'étranger se traduiront par la réduction de 200 emplois sur les 1.700 que totalisent les différentes entités concernées hors et au Japon.

Nikon, qui, contrairement à de nombreux industriels de la filière électronique japonaise, a réussi globalement à rester bénéficiaire au cours de l'exercice bouclé le 31 mars dernier, s'attend à terminer l'actuelle année budgétaire dans le rouge. Le groupe, connu du grand public pour ses appareils photo, table pour l'heure sur une perte nette de 17 milliards de yens (environ 130 millions d'euros).

Les réductions d'effectifs, dépréciations d'actifs et autres charges entraînées par la restructuration partielle annoncée mardi lui imposeront d'enregistrer une perte exceptionnelle de 4 milliards de yens, a-t-il précisé.
 

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