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IMMIGRATION - FRANCE

Le Haut commissariat aux réfugiés va s'installer à Calais

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Alors que le ministre de l'Immigration, Éric Besson, annonçait, fin avril, la fermeture de la "jungle" de Calais, où transitent des centaines de migrants clandestins, le HCR affirme, mercredi, vouloir s'y établir pour leur porter assistance.

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AFP - Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a décidé d'établir une présence à Calais, dans le nord de la France, où errent des centaines de migrants dans l'espoir de rejoindre clandestinement la Grande-Bretagne, a annoncé mardi son représentant à Paris, Francisco Galindo.

"Le HCR a décidé après de longues et approfondies discussions avec les autorités françaises de se déployer à Calais (...) à partir du 3 juin", a indiqué M. Galindo.

Il a souligné que Calais "n'est pas un problème exclusivement français" mais "une situation régionale - et même européenne - dont d'autres manifestations se situent par exemple en Grèce, à Patras, ou encore dans les ports du littoral belge".

"S'il y a en Europe, un pays de destination, le Royaume uni, il y a aussi des pays d'entrée et de transit comme l'Italie, la Grèce, Malte, Chypre ou encore l'Espagne", a-t-il expliqué.

La France a annoncé le mois dernier la fermeture à Calais d'un campement, surnommé "la jungle", où se concentrent des centaines de migrants qui espèrent passer en Angleterre.

Le gouvernement a assuré en même temps que "les migrants ne seront pas abandonnés" et que "des mesures humanitaires seront prises" pour les aider.

Le HCR a vu dans ces mesures une "porte ouverte" pour intervenir à Calais, un lieu "qui illustre le problème des flux migratoires mixtes", avec à la fois des migrants à la recherche d'une "vie meilleure" et d'autres en besoin d'une "protection internationale".

Il s'est donné pour mission de "fournir l'information de façon impartiale pour que les personnes sachent qu'elles peuvent demander l'asile en France et qu'elles puissent se familiariser avec la procédure", a expliqué M. Galindo.

"Il ne s'agit pas de convaincre les personnes pour qu'elles demandent l'asile en France, mais simplement de leur fournir l'information pour qu'elles puissent prendre une décision informée", a-t-il dit.

Des Afghans, Irakiens, Erythréens, des Somaliens, des Soudanais, Iraniens, Nigérians et des Kurdes, convoyés par des passeurs, se retrouvent à Calais après des périples de milliers de kilomètres.

Selon des sources locales, ils sont environ 800 dans la région de Calais (et 1.600 sur tout le littoral du nord de la France) à espérer monter clandestinement dans des camions qui embarquent sur des ferries pour l'eldorado britannique, leur objectif ultime.

A Calais, le HCR compte faire venir des associations britanniques pour informer les migrants de la réalité de la situation de l'autre côté de la Manche, très éloignée de leurs espérances. "Ils sont dans les fantasmes et les délires absolus", a dit Marie-Ange Lescure, chargée d'information.

"On lutte contre des rêves et des mirages mis dans la tête de ces gens sur des milliers de kilomètres" par des passeurs qui brassent des "masses d'argent colossales", a-t-elle dit.

Le HCR en partenariat avec les associations, dont France Terre d'Asile, va s'employer à trouver des solutions d'hébergement aux demandeurs d'asile pour "les soustraire à l'emprise des passeurs" qui chercheraient à les dissuader de poursuivre des démarches en France.

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