ROLAND-GARROS

Federer se qualifie difficilement pour le troisième tour

Roger Federer s'est qualifié pour le troisième tour de Roland-Garros aux dépens de l'Argentin José Acasuso. Non sans mal. Le numéro deux mondial est en effet venu à bout de son adversaire après quatre sets âprement disputés.

Publicité

AFP - Roger Federer a donné d'inquiétants signes de faiblesse jeudi avant de battre l'Argentin José Acasuso en quatre sets 7-6 (10/8), 5-7, 7-6 (7/2), 6-2, au deuxième tour de Roland-Garros.

Le Suisse a sauvé quatre balles de set dans le tie-break de la première manche, dont trois d'affilée (6-3). Dans la troisième, il a été mené 5 jeux à 1 avant de retourner la situation.

Federer a fait un nombre considérable de fautes (45, dont 32 dans les deux premiers sets) et a semblé au bord de la rupture pendant trois sets. "C'était extrêmement dur. Les trois premiers sets peuvent partir dans n'importe quel sens. Il jouait bien, il ratait peu", a-t-il reconnu.

Heureusement pour le N.2 mondial, le bras de son adversaire a tremblé au moment de conclure dans les première et troisième manches. "Après avoir gagné le troisième set, j'avais les choses en main. J'étais plus fort physiquement et mentalement", a dit le Suisse, qui n'a pas cédé à l'affolement. "Ca m'a fait un peu peur, mais je suis resté très calme".

Federer a retrouvé son jeu en fin de match alors que l'Argentin, comprenant qu'il avait laissé passer sa chance, lâchait prise. "L'important, c'était de bien construire les points. A un moment j'avais perdu un peu ça, je cherchais le style de jeu qui convenait et l'adversaire le ressentait. Alors j'ai essayé de retourner un peu mieux et d'être plus agressif", a expliqué le vainqueur.

Cette laborieuse victoire ne manquera pas de relancer les discussions sur le niveau actuel de l'ex-patron du circuit, même si lui même a préféré positiver.  "Ca me donne confiance d'avoir passé un tour difficile comme celui-là", a-t-il assuré.

Federer avait très mal commencé la saison sur terre battue, perdant notamment contre son compatriote Stanislas Wawrinka à Monte Carlo puis contre Novak Djokovic à Rome.

Mais il s'était relancé en battant Rafael Nadal, pour la première fois depuis un an et demi, en finale de Madrid, juste avant d'arriver à Paris.

Acasuso, ancien 20e mondial redescendu à la 45e place, est certes un solide joueur de terre battue, mais il n'avait pas fait grand chose de bon lors de la tournée européenne de préparation, en ne gagnant qu'un match en quatre tournois.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine