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Un groupe taliban revendique l'attentat-suicide de Lahore

Un groupe baptisé "les Taliban du Pakistan" affirme avoir perpétré l'attentat-suicide qui a fait plus de 20 morts et 300 blessés, ce mercredi, à Lahore, selon une organisation américaine spécialisée dans la surveillance des sites islamistes.

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, correspondant à Islamabad

AFP - Les talibans du Pakistan (Tehrik-e-Taliban) ont revendiqué l'attentat suicide de Lahore qui a fait mercredi 24 morts et près de 300 blessés, a rapporté dans un communiqué le SITE, centre américain spécialisé dans la surveillance des sites islamistes.

"Nous fêtons l'opération bénie (...) réalisée contre le nid du Mal à Lahore", écrit le groupe "Tehrik-e-Taliban Punjab", du nom de la province de Lahore, dans la traduction par le SITE d'un communiqué en turc.

Cette action est un "humble cadeau à nos frères moujahidine qui gémissent sous les attaques du Pakistan apostat" dans la vallée de Swat (nord-ouest), ajoute ce texte apparu sur des sites jihadistes de Turquie et dont l'authenticité n'a pu être confirmée de source indépendante.

Le groupe précise que 100 kilos d'explosifs étaient placés dans un véhicule garé près du bâtiment de sécurité Levis qui a été "complètement détruit".

"Nous disons à nos frères que les moujahidine de Tehrik-e-Taliban Punjab ne seront pas en paix tant que les soldats et les forces de sécurité apostats du Pakistan ne sont pas bannis de ces terres, souligne-t-il. Nous considérons que (l'attentat) est une occasion d'appeler les musulmans du Pakistan à s'éloigner des zones où les apostats prennent l'avantage sur eux, afin qu'ils ne souffrent pas des attaques commises contre les ennemis de (notre) religion."

Avant même cette revendication, le ministre pakistanais de l'Intérieur, Rehman Malik, avait attribué l'attaque aux "ennemis du Pakistan", terme employé pour désigner les talibans. Il avait estimé que cet attentat avait été perpétré en représailles à l'offensive de l'armée dans le nord-ouest.

Le président pakistanais Asif Ali Zardari a accusé ces militants islamistes de "chercher à provoquer la panique dans la population à travers de tels actes de barbarie".

Cet attentat est le troisième des islamistes en moins de trois mois à Lahore, mégalopole de près de 10 millions d'habitants.

Les combattants islamistes ont promis de se venger "partout dans le pays" depuis le déclenchement, sous la pression de Washington, d'une vaste offensive de l'armée il y a un mois dans la vallée de Swat et ses environs, bastion de ces jihadistes pakistanais qui y ont aidé Al-Qaïda à reconstituer ses forces et les talibans afghans à établir des bases arrière.

Le 30 mars, sept élèves-policiers et un civil avaient été tués dans l'attaque d'une école de police revendiquée par les talibans pakistanais.

Le 3 mars, des hommes armés avaient tendu une embuscade à l'autocar transportant l'équipe nationale sri-lankaise de cricket en tournée à Lahore, tuant huit Pakistanais, des policiers pour la plupart, et blessant plusieurs joueurs.

En février, le Tehrik-e-Taliban Pakistan, affilié au réseau d'Oussama ben Laden, avait revendiqué l'exécution d'un ingénieur polonais, enlevé plusieurs mois auparavant dans le nord-ouest du Pakistan.

Fin mars, les Etats-Unis ont offert cinq millions de dollars pour toute information menant à la localisation, l'arrestation et/ou la condamnation de Baitullah Mehsud, principal dirigeant du Tehrik-e-Taliban, accusé notamment de l'assassinat de l'ex-Premier ministre pakistanaise Benazir Bhutto.

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