ROLAND-GARROS

Marc Gicquel, le Breton qui fait de la résistance

Moins médiatique que Gaël Monfils, Jo-Wilfried Tsonga ou encore Gilles Simon, Marc Gicquel, 32 ans, s'est offert un beau billet pour le troisième tour de Roland-Garros. Entretien avec un Breton qui fait de la résistance.

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, envoyé spécial à Roland-Garros

A 32 ans, Marc Gicquel a réussi à se hisser au troisième tour des internationaux de France après un match très disputé  face à l'Allemand Andreas Beck (6-4, 6-7, 7-6, 7-5). Son prochain adversaire s'appelle Andy Roddick, numéro six mondial, auquel le Breton s'est déjà frotté à deux reprises. Cette fois-ci ce sera à domicile. Entretien.
 

 

FRANCE 24 : Vous avez expédié le premier tour assez vite (6-0, 6-0, 6-4 contre Rainer Schüttler). Vous attendiez-vous à un deuxième tour plus tendu ?

 

 

Marc Gicquel : C’était deux adversaires différents. Rainer Schüttler n’a pas forcément fait un gros match et j’ai fait un match plein. Aujourd'hui, c’était autre chose. Le jeu d'Andreas Beck, assez puissant sur une terre lourde, m'a davantage gêné. Il sert pas mal et il était plus difficile à manœuvrer. Chaque jour, chaque match est différent selon l’adversaire et les conditions. C’est à nous de nous adapter.
 

F24 : A l’Open de Bercy 2008, vous étiez frustré de jouer sur un court annexe. Cela ne vous a pas gêné de jouer sur le court numéro 7 ?

MG : Cela ne m'a pas gêné. J’ai l’habitude de jouer sur le 7. Quand on est un tennisman, on a envie, forcément,  de jouer sur des grands courts. J’ai joué sur le central de Wimbledon, sur le court numéro 2 de l’US Open. Mais ici, pour l’instant, je n’ai goûté qu’au numéro 2. Je comprends toutefois qu’on préfère les joueurs en forme, comme Jo, Gilles, Gaël ou Jérémy, pour ces courts prestigieux .
 

F24 : Pour votre prochaine rencontre, Andy Roddick a dit qu’il s’attendait à trouver un public hostile et un adversaire difficile ?

MG : J’espère, mais on se connaît, je l’ai joué deux fois. Une fois à l’Open d’Australie et une fois à Washington. Il sait donc comment je joue. C’est sûr que le public aura un rôle dans la rencontre. Sera-t-il plus derrière moi que derrière lui ? Probablement et je vais tenter de m’appuyer sur lui pour gagner.

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