DROITS DE L'HOMME

La police française pointée du doigt par Amnesty International

Dans son dernier rapport, l'organisation non-gouvernementale (ONG) Amnesty international, dénonce les "mauvais traitements infligés par des agents de la force publique" française.

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AFP - Les procédures françaises d'enquête après des mauvais traitements par les forces de l'ordre "ne sont pas menées de façon conforme aux normes internationales, ce qui se traduit par une impunité de fait" accuse Amnesty International (AI) dans son rapport 2009.

Dans ce "rapport 2009 sur la situation des droits humains dans le monde", publié jeudi, l'ONG assure que "cette année encore, des allégations ont fait état de mauvais traitements infligés par des agents de la force publique et qui, dans un cas au moins, ont entraîné la mort d'un homme".

Amnesty rappelle la mort d'Abdelhakim Ajimi, 22 ans, mort asphyxié après son interpellation à Grasse en mai 2008. "Plusieurs témoins ont affirmé avoir constaté un usage de la force excessif de la part de la police", rapporte Amnesty.

La section française d'AI rappelle qu'elle a publié en avril un rapport sur ce sujet, intitulé "France: des policiers au-dessus des lois".

L'organisation dit par ailleurs que "le comité des droits de l'Homme de l'Onu a exprimé sa préoccupation à propos d'informations faisant état d'une situation d'entassement et d'insuffisance des installations sanitaires, de la nourriture et des soins médicaux dans les centres de rétention où sont placés des migrants en situation irrégulière et des demandeurs d'asile, parmi lesquels figurent des mineurs isolés".

Il accuse également les autorités françaises de "continuer à expulser des individus vers des pays où ils risquent d'être torturés, entre autres violations graves de leurs droits fondamentaux".

Au cours d'une conférence de presse à Paris, le porte-parole de la section française, Francis Perrin, a également dénoncé la loi, adoptée en février, qui prévoit la "rétention de sécurité" pour les personnes coupables de certains crimes, une fois qu'elle ont purgé leurs peines, pour des périodes renouvelables.

"Si cela ne s'appelle pas de la détention arbitraire, nous ne voyons pas comment peut s'appeler cette loi", a dit M. Perrin. "Elle a pourtant été adoptée en France, qui se veut le pays des droits de l'Homme."
 

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