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L'émergence des faucons de Dharamsala

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/05/2009

À Dharamsala, le dalaï-lama ne prend aucune décision sans consulter ses oracles. Pourtant, une frange importante de la jeunesse se détache aujourd'hui du bouddhisme. Et n'entrevoit plus le salut du Tibet que par les armes.

Dharamsala, située dans le nord de l'Inde, est la terre d'accueil du 14e dalaï-lama en exil. Un territoire où le bouddhisme est la religion principale. Selon la tradition tibétaine, le dalaï-lama ne prend aucune décision politique ou spirituelle sans avoir consulté au préalable ses oracles d'Etat, divinités qui se manifestent à travers un médium.


Dans le petit monastère de Neshung, l’oracle est l’objet des sollicitations de nombreux Tibétains. Une question revient souvent : cet exil forcé prendra-t-il bientôt fin ? Chaque fois, le rituel est le même. Les moines appellent les esprits, le médium entre en transe et ses prophéties sont retranscrites par les initiés. Et lorsque l’oracle perd connaissance, la cérémonie s’achève.


Conflit générationnel


Pour les membres du Parlement en exil, l’autorité spirituelle ne peut être remise en question. Elle dicte la voix à suivre lorsque les humains ne sont plus en mesure de décider. Mais pour une frange considérable de la jeunesse, les prédictions de l’oracle ne sont aujourd’hui plus qu’un prétexte pour déresponsabiliser le gouvernement en exil.


Cette jeunesse tibétaine, prête à s’armer, estime que la liberté du Tibet ne s’obtiendra qu’au prix de vies humaines. Elle réfute le choix du gouvernement actuel, dont l’allégeance au bouddhisme implique le refus de l’usage de la guerre pour sauver le Tibet.


Cette fracture culturelle et générationnelle représente un défi majeur pour les détenteurs du savoir bouddhiste. Face à l’urgence de la situation, les initiés se sont réunis pour une semaine de débats et ont décidé de traduire l’intégralité des textes sacrés du bouddhisme d’ici 25 ans. Une ouverture historique qu’ils espèrent suffisante pour absorber le choc des générations.

 

Première publication : 29/05/2009