ROLAND-GARROS

La confiance règne chez Jo et "la Monf'", les deux favoris français

Les deux favoris tricolores n'ont pas déçu. Gaël Monfils (photo) et Jo-Wilfried Tsonga ont passé les trois premiers tours avec une aisance déconcertante. Quel bilan font-ils de leur première semaine à Roland-Garros ?

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, envoyé spécial à Roland-Garros

Avant d'aborder la seconde semaine de Roland-Garros, l'heure est au bilan pour les deux Français qui ont réussi à se hisser en huitièmes de finale.


On le croyait "out" pour le tournoi, rongé par une douleur au genou gauche. Finalement, Gaël Monfils déclare ne plus avoir mal et aborde en totale confiance les huitièmes de finale. Un cap mais pas un but pour le demi-finaliste de l'édition 2008, dont l'objectif n'est pas encore atteint : "On va dire que c'est une première étape, ça fait toujours plaisir de passer en deuxième semaine dans un Grand Chelem. Ça commence à devenir un peu automatique, alors j'aime bien !" Et le Français de conclure : "Et maintenant, on va essayer d'aller beaucoup plus loin."


Au prochain tour, Gaël Montfils sera confronté à l'Américain Andy Roddick, numéro 6 mondial, contre qui il n'a pas encore gagné cette saison. "C'est un super joueur, très costaud, commente-t-il. J'ai perdu deux fois contre lui cette année. Ce sera une superbe revanche, devant mon public, en France." Mais le Français veut d'abord digérer sa belle victoire contre l'Autrichien Jürgen Melzer et a promis de se pencher sur la question demain, "mais pas maintenant ".


"Et gagner Roland-Garros, ce ne serait pas bien ?"

Au même moment sur le court Philippe-Chatrier, Jo-Wilfried Tsonga balayait le Belge Christophe Rochus en trois sets (6-2, 6-2, 6-2) et se qualifiait, lui aussi, pour les huitièmes. Un résultat qui aurait pu en surprendre plus d'un il y a encore quelques semaines, mais pas lui. "Personne ne pensait que je pouvais évoluer comme cela sur terre. On m'a beaucoup posé la question en me disant : 'Qu'est-ce que tu espères ? Qu'est-ce qui serait bien pour toi ? De faire un huitième de finale, un quart ?'" Bien décidé à faire taire les mauvaises langues, Jo a rétorqué, en direction des journalistes: "Et gagner, ce ne serait pas bien ?"


Au tour suivant, Tsonga aura affaire à l'Argentin Juan Martin Del Potro, un joueur très à l'aise sur terre battue qui est sorti vainqueur d'un match tout en puissance contre le Russe Igor Andreev (n.25). Pourtant, lorsqu'un journaliste argentin interroge Juan Martin sur son favori entre le 5e mondial et le local, le numéro cinq en question répond sans détour "le local". Une réponse qui laisse réfléchir sur la crainte qu'inspire Jo sur terre. …

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