PAKISTAN

Islamabad sous haute sécurité par peur des attentats

Une vague d'attentats frappe le pays alors que l'armée continue son offensive contre les Taliban à Swat. Conséquence de ces violences: les mesures de sécurité ont été renforcées dans la capitale Islamabad. Reportage de nos correspondants.

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Une vague d’attentats frappe le Pakistan depuis quelques jours. Les villes de Lahore, Peshawar et maintenant Islamabad sont les victimes des représailles de la guerre que mène l'armée pakistanaise contre les Taliban dans la vallée de Swat.

 
A Islamabad, les mesures de sécurité ont été renforcées. Les véhicules sont stoppés au hasard toutes les 30 secondes. Les policiers sont particulièrement vigilants depuis les récents attentats. Un policier témoigne : "Ne me demandez pas ce que je fais ici, vous allez m’attirer des ennuis. Je suis là pour sauver la population, c’est tout. "
 

Une population qui prend très au sérieux les menaces proférées par les Taliban : "Je pense que c’est une bonne chose que les policiers fassent ces contrôles parce que le contexte est vraiment mauvais et ça peut exploser d’un moment à l’autre", témoigne un habitant d'Islamabad.

 

Murs de sable devant les bâtiments officiels

 

Et même si les policiers sont les cibles privilégiées des terroristes, ils croient en l’efficacité de leur contrôle : "Les Taliban ne vont pas venir ici", se persuade l’un d’eux. Un policier très confiant, mais malgré tout, les personnels des bâtiments officiels préfèrent se barricader - au cas où. Devant l’immeuble qui abrite la représentation de l’Union européenne, on s’active pour construire des murs de sable conçus spécialement pour se protéger des attentats à la bombe.

 

Et si les Taliban veulent rentrer dans la capitale, ils vont désormais se heurter à ce nouveau point de contrôle situé aux portes de l’agglomération et où chacun doit montrer patte blanche. "Les papiers noirs sur les vitres sont interdits parce qu’il faut qu’on voit s’il n’y a pas d’armes ou d’explosifs cachés dans la voiture", explique un policier.

 

Un chauffeur de camion venu de Peshawar est arrêté au point de contrôle. "Ils ne nous laissent pas rentrer, on doit retourner d’où l’on vient ", déplore-t-il.

 

La menace talibane est  prise très au sérieux : à ce point de contrôle, les effectifs de la police ont été multipliés par deux.

 

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