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Washington refuse que la Corée du Nord dispose de l'arme nucléaire

En déplacement à Singapour, le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a affirmé que les États-Unis n'accepteront pas que la Corée du Nord dispose de l'arme nucléaire.

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REUTERS - Les Etats-Unis n'accepteront pas que la Corée du Nord dispose de l'arme nucléaire, a assuré le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, alors que la région se prépare à de possibles nouvelles actions militaires de Pyongyang.


Le chef du Pentagone, qui s'exprimait lors d'une conférence sur la défense asiatique à Singapour, a prévenu que les activités de la Corée du Nord risquaient de déclencher une course aux armements en Asie.


Le régime communiste a apparemment procédé cette semaine à un essai nucléaire et a tiré plusieurs missiles à moyenne portée, s'attirant une dénonciation unanime de la communuaté internationale.


"Nous ne resterons pas sans réaction tandis que la Corée du Nord se dote des capacités nécessaires pour provoquer des destructions sur n'importe quelle cible de la région ou sur nous-mêmes. Nous n'accepterons pas que la Corée du Nord soit un Etat nucléaire", a affirmé Gates.


La Corée du Nord a par ailleurs menacé de procéder à l'essai d'un missile balistique intercontinental, en réaction à la condamnation internationale que lui valu un précédent test similaire, que Pyongyang présentait cette fois comme la mise en orbite d'un satellite civil.


"Les préparatifs en vue de la sortie d'un ICBM, par train, du centre de recherche d'armements de Saneum, près de Pyongyang, ont été observés par des satellites américains", rapporte samedi le quotidien sud-coréen Dong-a-Ilbo, qui cite une source proche du dossier à Washington.


Saneum est le principal centre nord-coréen de développement et de fabrication de missiles à longue portée, indique le quotidien.


Un responsable américain de la défense a signalé que les Etats-Unis avaient observé "une activité supérieure à la moyenne" sur un site nord-coréen déjà utilisé pour tirer des missiles intercontinentaux.

 

QUELLES SANCTIONS ?

Les partenaires asiatiques des Etats-Unis se sont mobilisés face à ce regain d'activité militaire nord-coréen. Le Japon a
ainsi commencé à accueillir un escadron de douze chasseurs américains F-22, à Okinawa.

Le ministre japonais de la Défense, lui aussi présent à Singapour, a toutefois assuré que l'archipel ne se détournerait
pas de sa vocation pacifique et que ses forces armées se cantonneraient à leur rôle défensif constitutionnel.

La Corée du Sud a de son côté souhaité que les Nations unies prononcent une sanction contre son voisin du Nord, tout en assurant que l'objectif de Séoul restait de pacifier la relation bilatérale.

Selon des diplomates occidentaux, la Russie et la Chine ont accepté le principe de sanctions contre la Corée du Nord, mais l'on ignore encore quel type de pénalités elles sont prêtes à voter. Pékin et Moscou ne sont en général pas favorables à des sanctions.

"Nous espérons que toutes les parties impliquées garderont leur sang-froid et prendront les mesures nécessaires pour régler ce problème", a déclaré le chef d'état-major adjoint de l'armée chinoise, Ma Xiaotian.

"Notre position est constante. Nous sommes résolument opposés à la prolifération nucléaire. Notre avis est que la
péninsule coréenne doit avancer vers la dénucléarisation."

Un doute subsiste cependant sur la réalité de l'essai nucléaire mené lundi. Vendredi, un responsable américain
rapportait qu'il était encore impossible d'affirmer avec certitude que l'explosion detectée par des capteurs sismiques
avait bien été causée par un engin nucléaire.

Des mesures doivent encore être effectuées pour évaluer la quantité de particules radioactives et de gaz rares dans
l'atmosphère, et les résultats ne devraient pas être connus avant la semaine prochaine au plus tôt.

Les sismographes ont détecté lundi une secousse de magnitude 4,7 dans une zone proche du site supposé de l'essai, ce qui semble cohérent avec la thèse nucléaire mais ne peut le confirmer.

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