ROLAND-GARROS

Le Suédois Soderling réussit l'exploit de sortir Nadal

Dimanche noir pour les tenants du titre. Contre toute attente, le Suédois Robin Soderling est parvenu à barrer la route au quadruple vainqueur Rafael Nadal. Moins surprenant, Ana Ivanovic a dû, elle aussi, quitter le tournoi.

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, envoyé spécial à Roland-Garros

Journée noire pour les deux tenants du titre. Si la sortie de l'Espagnol, Rafael Nadal, est une surprise, celle d'Ana Ivanovic n'en est pas vraiment une.


Archi-favori du tournoi et meilleur joueur sur terre battue de l'Histoire, l'Espagnol, numéro un mondial, est réellement tombé des nues dans ce huitième de finale. En atteste le nombre de journalistes venus en masse assister à la chute du roi Nadal, autrement plus impressionnante que celle de la Serbe.


L'auteur du crime de lèse-majesté n'est autre que Robin Soderling, 23e au classement ATP. Le Suédois entretient une relation exécrable avec l'Espagnol depuis un troisième tour à Wimbledon en 2007, à l'issue duquel les deux joueurs s'étaient insultés par médias interposés.


Depuis, les deux joueurs se sont revus à Rome, en mai dernier. La confrontation a tourné court : le Majorquin a balayé le Suédois (6-1, 6-0), sa plus lourde défaite. Alors cette victoire a-t-elle une odeur de vengeance ? "Non", répond le Scandinave qui se dit las de répondre à cette question et préfère savourer "le plus grand moment" de sa carrière.


Car Soderling a bien joué un match à 100 % face à Nadal, enchaînant services et coups droits ultra-puissants contre lesquels l'Espagnol n'a rien pu faire. "Il a fait un bon match mais je n'ai pas joué à mon meilleur niveau", a déclaré, un brin mauvais joueur, Nadal, visiblement touché par cette défaite. Pour Soderling, dont l'entraîneur n'est autre que Magnus Norman, le dernier Suédois à atteindre la finale de Roland-Garros en 2000, la route continue pour remporter la Coupe des Mousquetaires.


Ivanovic : "Je voulais me faire plaisir"


Chez les femmes, la tenante du titre sort également par la petite porte. Avant son élimination prématurée, Ana Ivanovic n'avait pas particulièrement brillé lors des matchs précédents : un premier tour aux forceps face à l'Italienne Sara Errani, un 2e et 3e tour expédiés mais sans la patte de génie de la Ivanovic version 2008. Sa défaite en huitièmes de finale en deux sets (6-2, 6-3) face à la prometteuse Belarusse Victoria Azarenka (n.9) sonne donc comme une demi-surprise.

La Serbe a d'ailleurs avoué d'elle-même, après son élimination, que son but n'était pas forcément de défendre son titre. "Je n'avais pas véritablement un objectif précis. Je voulais me faire plaisir", a déclaré celle qui avait gravi la première place du classement WTA en remportant les Internationaux de France en 2008.


Depuis, elle a chuté à la 8e place mondiale et ne figurait même pas parmi les grandes favorites de ce tournoi. Son élimination tient plus à la logique sportive qu'à une chute surprise de la championne prête à se battre becs et ongles pour garder son titre.

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