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Six morts lors d'une fusillade entre policiers et membres du Hamas

Une fusillade a éclaté dans la nuit de samedi à dimanche à Qalqilya, tuant trois policiers, deux islamistes du Hamas et un civil. L'affrontement a eu lieu alors que les policiers tentaient d'arrêter un membre de la branche militaire du Hamas.

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AFP - Trois policiers palestiniens ainsi que deux islamistes du Hamas et un civil palestinien ont été tués dimanche lors d'échanges de tirs à Qalqilya (nord de la Cisjordanie), selon un nouveau bilan de la police palestinienne.

Les policiers ont été tués alors qu'ils tentaient d'arrêter Mohammad Samman, un membre des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du Hamas, qui était retranché dans une maison.

Ce militant, ainsi qu'un autre membre des Brigades, ont également trouvé la mort de même que le propriétaire de la maison. Au cours des échanges de tirs, deux autres policiers ont été blessés, a ajouté la police.

A la suite de ces affrontements, la police de l'Autorité palestinienne a imposé un couvre-feu sur la ville de Qalqilya, a-t-on poursuivi de même source.

L'Autorité palestinienne, contrôlée par le Fatah du président Mahmoud Abbas, et le Hamas sont en conflit parfois violent depuis le coup de force du mouvement islamiste qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en juin 2007. Depuis cette date, le Fatah ne contrôle plus que la Cisjordanie.

Dans un communiqué publié à Gaza, le mouvement islamiste a condamné "un crime commis par des bandes qui opèrent pour le compte des sionistes (Israël ndlr)", affirmant que "Mahmoud Abbas, son autorité et ses services de sécurité ont dépassé les lignes rouges et assument l'entière responsabilité de ce crime abject".

Selon le Hamas, Mohammad Samman était le chef des Brigades dans le nord de la Cisjordanie. Son adjoint Mohammad Yassine a également trouvé la mort dans ces affrontements.

"Les deux martyrs qui ont refusé de se rendre ont été liquidés de sang froid par les agents de la traîtrise", a ajouté le communiqué.

Dans un communiqué séparé, le porte-parole du mouvement islamiste Fawzi Barhoum a estimé qu'il y avait "peu de chance" que le dialogue de réconciliation entre les deux partis rivaux se poursuive.

"Le Fatah doit choisir entre dialoguer avec nous ou continuer son sale travail pour le compte de l'enenmi sioniste", a t-il dit.

Le Fatah et le Hamas ont eu depuis février au Caire cinq sessions de dialogue de réconciliation sous la supervision de l'Egypte.

Le dernier round s'est terminé le 18 mai sans accord et les deux mouvements rivaux ont ajourné leurs pourparlers jusqu'au début juillet en principe.

Le 19 mai, un nouveau gouvernement palestinien dirigé par Salam Fayyad a prêté serment, mais les islamistes du Hamas ont d'emblée affirmé qu'ils ne le reconnaîtraient pas.
 

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