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Les familles pourront se rendre sur la zone du drame

Selon Jean-Louis Borloo, les proches des disparus de l'Airbus A330 pourront se rendre sur la zone de la catastrophe. Le ministre de l'Écologie a aussi assuré que la "priorité absolue" des autorités était de "retrouver les boîtes noires".

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AFP - Les proches des passagers de l'Airbus A330 d'Air France disparu lundi au-dessus de l'Atlantique pourront, s'ils le souhaitent, se rendre sur la zone de la catastrophe aérienne, a annoncé mardi à l'AFP le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, également chargé des Transports.

M. Borloo a aussi déclaré que la "priorité absolue" des autorités françaises était de "retrouver les boîtes noires". "C'est une course contre la montre", a-t-il ajouté, précisant que la zone probable où s'est produite la catastrophe aérienne était désormais "presque complètement délimitée".

"Le président (Nicolas Sarkozy) a indiqué que de toute façon un déplacement sur zone sera organisé pour ceux (des proches) qui le souhaitent", a déclaré M. Borloo, qui devait se rendre à nouveau mardi à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle où des familles des passagers disparus sont toujours présentes, selon lui.

Le ministre a également annoncé que M. Sarkozy, qui a déjà rencontré les familles lundi à Roissy, voulait "les revoir", peut-être "lundi prochain ou à un autre moment avec l'ensemble des ministres en charge" du dossier.

Interrogé sur les déclarations d'un pilote de la compagnie aérienne brésilienne TAM faisant état de taches orange dans la mer, M. Borloo a estimé que "le point cardinal mentionné n'était pas incohérent mais que pour le moment on continuait de chercher".

Ce pilote, dont l'avion volait en direction du Brésil peu après que l'Airbus français eut émis son dernier message, a indiqué avoir vu ces taches sur la mer qui pourraient correspondre à des débris du vol AF 447 dont aucune trace n'a pour l'instant été retrouvée, alors que l'espoir de retrouver des survivants est infime.

M. Borloo a insisté sur la "solidarité internationale" dans la mise en oeuvre des recherches pour tenter de retrouver l'appareil et notamment sur celle des Etats-Unis "totale et immédiate".

Un avion américain devait se joindre aux recherches, la France ayant demandé aux Etats-Unis, grâce aux moyens notamment satellitaires du Pentagone (ministère de la Défense) pour aider à localiser l'appareil.

Le Brésil a mobilisé six avions, deux hélicoptères et trois navires qui se dirigeaient vers la zone où l'avion a disparu, à 1.100 km de la ville de Natal, sur la côte nord-est du Brésil, et à 100 km de l'espace aérien du Sénégal, selon les autorités brésiliennes. Ces opérations ont mobilisé une centaine de personnes.

Concernant l'origine possible de la catastrophe, M. Borloo n'a exclu "aucune hypothèse" et notamment pas "la piste terroriste" tout en soulignant qu'en l'état de l'enquête "aucun élément concernant les passagers, le décollage, ni les conditions connues des émissions automatiques au centre de maintenance ne vont dans ce sens".

"On a aucun indice sur une piste terroriste. On n'a rien, mais notre travail est d'aller chercher les boîtes noires", a-t-il ajouté.

M. Borloo a rappelé que les balises de l'avion qui pourraient permettre de le localiser ont une durée d'émission de "trente jours".

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