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Le ministre iranien des Affaires étrangères reçu mercredi à l'Élysée

Nicolas Sarkozy recevra pour la première fois un responsable iranien de haut rang - Manouchehr Mottaki, le chef de la diplomatie iranienne (photo) - alors qu'il juge sévèrement la perspective de voir Téhéran posséder l'arme nucléaire.

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AFP - Le président Nicolas Sarkozy recevra mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, pour évoquer la relance du dialogue entre l'Iran et les grandes puissances sur son programme nucléaire, a annoncé mardi l'Elysée.

"L'entretien permettra d'aborder en particulier les discussions que les Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie, avec le Haut représentant de l'UE Javier Solana) souhaitent relancer avec l'Iran sur la question de la prolifération nucléaire", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

"Le président de la République évoquera aussi les questions régionales", lors de cet entretien prévu à 16H30.

C'est la première fois que Nicolas Sarkozy, qui a à plusieurs reprises indiqué qu'il jugeait "inacceptable" la perspective d'un Iran doté de l'arme nucléaire, reçoit à l'Elysée un responsable iranien de haut rang depuis son élection en mai 2007.

Cette rencontre intervient alors que les Six ont récemment proposé à Téhéran de relancer leurs discussions pour obtenir de l'Iran qu'il suspende ses activités d'enrichissement nucléaire. Les grandes puissances soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran a toujours nié.

Le 8 avril, les Six avaient proposé à l'Iran une réunion rassemblant Javier Solana, le négociateur iranien Saïd Jalili et des représentants de chacun des Six.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui brigue un deuxième mandat lors du scrutin présidentiel du 12 juin, leur a opposé la semaine dernière une fin de non-recevoir. "Nous ne discuterons pas du dossier nucléaire (iranien) en dehors de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique), a-t-il dit.

Le Quai d'Orsay a toutefois fait savoir récemment que Paris attendait toujours une réponse de l'Iran à la proposition des Six.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier, a souligné mardi que Paris et Téhéran étaient d'accord "pour dire qu'il était utile de dialoguer", mais n'a pas voulu dire lequel des deux pays avait pris l'initiative de cette visite.

Paris, a-t-il ajouté, maintient sa "demande ferme et réitérée" de voir l'Iran se conformer aux injonctions du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'AIEA, portant notamment sur la suspension de ses activités d'enrichissement d'uranium.

Après ses entretiens au palais de l'Elysée, M. Mottaki doit se rendre au Quai d'Orsay pour poursuivre les discussions avec son homologue français, Bernard Kouchner. M. Jalili ne fait pas partie de la délégation iranienne, a précisé M. Chevallier.

Le dossier iranien doit être évoqué samedi par le président français et son homologue américain Barack Obama, lors des cérémonies commémorant le 65e anniversaire du Débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie.

M. Obama a déclaré récemment que les Etats-Unis se donnaient d'ici à la fin de l'année pour juger de la volonté ou pas de l'Iran d'engager le dialogue sur son programme nucléaire. A défaut, les autorités américaines, et certains de ses partenaires occidentaux, dont la France, n'ont pas exclu de nouvelles sanctions pouvant porter notamment sur les produits pétroliers raffinés importés par l'Iran.

L'Iran fait l'objet de cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions, pour suspendre notamment l'enrichissement d'uranium et coopérer plus activement avec l'AIEA.
 

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