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CINÉMA - ENVIRONNEMENT

"Home", le message gratuit aux Terriens pollueurs

Texte par : Dépêche
3 min

Le film gratuit de Yann Arthus-Bertrand, "Home", sort simultanément dans 126 pays en plus d'une diffusion sur l'Internet à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement. Le photographe militant écologique y dépeint une Terre en péril.

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AFP - Une étoile en péril, une planète en détresse, belle et désespérée, déboule vendredi sur les écrans du monde. Avec "Home", Yann Arthus-Bertrand lance une alerte aux Terriens qu'il espère être reçue par le plus grand nombre.

Sécheresse, urbanisation galopante, pénuries d'eau, pollution, course à l'or noir et aux énergies fossiles, dont la combustion est responsable du changement climatique: chaque pan de la démonstration est illustré depuis le ciel, le mode de prise de vues préféré de l'auteur.
  


"Vu du ciel, tout est relativement beau, mais ce qu'on dit derrière remet les choses en perspective", explique-t-il.

"Dans 20 ans, le monde sera complètement différent: comment fera-t-on avec un monde sans pétrole, un climat complètement différent? Il faut sortir du déni", assène-t-il. "Contempler ce qui reste doit nous aider à réagir".

En dépit de l'ampleur de l'entreprise - 2 ans de tournage dans 54 pays et 500 heures de rush, ramenées à deux heures pour la version longue - Arthus-Bertrand et son producteur-distributeur Luc Besson ont misé d'emblée sur la gratuité pour atteindre le plus grand nombre.

"Je ne voulais pas en faire une affaire commerciale, mais Luc ne voulait pas non plus perdre de l'argent: il nous fallait un mécène".

Affaire conclue avec François Henri Pinault, patron du groupe PPR, qui a sorti 10 M d'euros pour le tournage et encore deux pour la distribution.

"Si on veut vraiment avoir un impact, il faut que ce film soit vu par un maximum de gens. On s'est fixé 100 millions de spectateurs parce qu'il fallait se donner un objectif... mais on espère faire plus", confie-t-il, espérant "une prise de consience massive, dure et brutale".

Vendredi, à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, "Home" sortira donc, libre de droits, dans 126 pays simultanément: sur écrans géants - au Champ-de-Mars à Paris, dans Central Park à New York, à Trafalgar Square à Londres...- à la télévision (plus d'une centaine de chaînes se sont engagées), sur internet en haute définition en quatre langues au moins (YouTube et Google), en DVD (4,99 euros) et même au cinéma.

A part aux Etats-Unis - où seront organisées de nombreuses projections publiques - les exploitants de salle ont dans l'ensemble accepté de jouer le jeu et proposeront le siège au "prix coûtant". 

"En Chine, la censure du film vient de se débloquer", assurait la semaine dernière Arthus-Bertrand.

En France, 20.000 copiees seront distribuées dans les écoles et le film projeté dans les prisons vendredi.

Le commentaire, qui se veut scientifiquement irréprochable - il a été soumis à Al Gore, ex-vice président américain et Prix Nobel de la Paix 2007 et à Lester Brown, pape de l'écologie aux Etats-Unis - sera lu en anglais par Glenn Close, en espagnol par Salma Hayek et en français par Jacques Gamblin.

La chaîne d'information Al Jazirah s'est chargée de la traduction en arabe.

Pour l'avenir, Luc Besson a même envisagé un "Home 2": "Que chacun filme avec sa petite caméra ce qui lui paraît bien et moins bien. Nous, on aidera au montage".

En France, "Home" sera projeté en plein air au Champ-de-Mars à Paris à 22H30 et sur France 2 à 20h35, suivi d'un débat avec des hommes politiques sur l'environnement et le changement climatique.

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