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Clermont-Perpignan, la finale des maudits

Clermont, neuf fois finaliste mais jamais titré, et Perpignan (photo), champion de France pour la dernière fois en 1955, s’affrontent ce samedi au Stade France dans une finale inédite du championnat de France de rugby.

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avec dépêches

Ce samedi soir, le Bouclier de Brennus ira dans une région où il est attendu depuis des lustres. Les protagonistes de la finale, Clermont et Perpignan, comptabilisent à eux deux six finales perdues depuis 1998. Le vainqueur mettra fin à l’hégémonie du Stade toulousain, du Stade français et du Biarritz olympique, qui se partagent le titre depuis 1994.

 

La "grande confiance" de Perpignan

Les Sang et or de Perpignan partent à la conquête du bouclier de Brennus avec une "grande confiance", comme l’assure leur entraîneur Jacques Brunel. "On a progressé beaucoup au long de la saison. On a une équipe équilibrée et on a souvent gagné à l'extérieur. On a également gagné des matchs sur des fins de rencontre, ce qui démontre notre état d'esprit conquérant."

Meilleure équipe de la saison régulière, vainqueur du Stade français en demi-finale (25-21), Perpignan misera sur la vitesse de ses lignes arrière pour transpercer la défense auvergnate, qui n’a pas encaissé d’essai depuis 25 avril à… Perpignan.

Emmené par leur capitaine Nicolas Mas, le club catalan, qui a expérimenté 13 charnières différentes cette année, est arrivé à maturité en cette fin de saison. Avec les internationaux Maxime Mermoz, Damien Chouly ou encore Guilhem Guirado, les Sang et or, même privés de leur recrue de luxe, le néo-zélandais Dan Carter, disposent de sérieux atouts pour ramener le Brennus en Catalogne.

A Clermont, "le passé, ça sert à quelque chose"

Les "Jaunards" veulent, de leur côté, se débarrasser de leur statut de "maudits des finales". Le club compte neuf défaites en autant de participations depuis sa création en 1936 et reste sur deux revers en 2007 et 2008.

"Le passé, ça sert à quelque chose. On ne fait pas de fixation sur nos erreurs. Mais il y a un progrès important dans ce groupe depuis trois ans. Une troisième finale consécutive, c'est déjà quelque chose de très important et je ne peux que féliciter les joueurs. Mais maintenant, il va falloir aller un peu plus loin", analyse l’entraîneur néo-zélandais Vern Cotter.

Pour vaincre le signe indien, les Auvergnats ont fait appel à un préparateur psychologique qui les a briefés tout au long de la saison. Leur première victoire dans un match au Stade de France, en avril dernier face au Stade français, laisse penser que ce travail commence à payer.

Meilleure attaque de la saison régulière, les Clermontois ont su varier leur jeu pour dominer Toulouse en demi-finale (19-9). Cette victoire contre les champions en titre leur donne un léger avantage sur le papier.

Portés par le talent de leur buteur australien Brock James et par la puissance de leur ailier fidjien Napolioni Nalaga, les Auvergnats ont fini la saison régulière en trombe et semblent mieux armés que jamais pour enfin mettre la main sur le titre. Mais c’est surtout l’envie de gagner qui risque de faire basculer le match.

Des dizaines de milliers de supporters

Seule certitude, il y aura ce soir une terrible déception dans un camp et une immense joie dans l’autre. C’est pour vivre la deuxième option que des foules jaunes et rouges et jaunes et bleues rallient la capitale ce samedi à bord de trains spéciaux. Et ramener dimanche un bouclier de Brennus historique dans une région qui attend ça depuis des lustres.
 

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