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L'Alliance du 14-Mars revendique une nette victoire

Saad Hariri, le chef de la majorité parlementaire sortante soutenue par l'Occident, baptisée Alliance du 14-Mars, affirme que son camp devance le Hezbollah et son principal allié chrétien, Michel Aoun, aux élections législatives libanaises.

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AFP - Le chef de la majorité sortante soutenue par l'Occident, Saad Hariri, a revendiqué lundi la victoire de sa coalition face à l'alliance menée par le Hezbollah, allié de l'Iran, lors des élections législatives cruciales dimanche au Liban marquées par une participation record.

"Félicitations à vous, félicitations à la liberté, félicitations à la démocratie", a-t-il affirmé à ses supporters en annonçant sa victoire. "C'est un grand jour pour l'histoire du Liban démocratique", a-t-il ajouté.

"Il n'y a ni vainqueur ni perdant dans ces élections, les seuls vainqueurs sont la démocratie et le Liban", a encore affirmé Saad Hariri.

Selon la chaîne de télévision Future TV, propriété de Saad Hariri, la majorité sortante devrait obtenir 70 sièges au Parlement, contre 58 au camp mene par le Hezbollah.

Le porte-parole et député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, interrogé par l'AFP, n'a pas voulu reconnaître la défaite de son camp avant la publication des résultats définitifs, qui seront annoncés officiellement lundi.

"Aucun parti ne peut prétendre avoir la majorité dans toutes les communautés", a-t-il ajouté, affirmant que le Liban ne pouvait être gouverné que par des alliances. Les 11 candidats du parti chiite ont été élus, a-t-il encore dit.



Le taux de participation a atteint 54,08%, "un record" depuis 20 ans, a affirmé le ministre de l'Intérieur Ziad Baroud. Certains électeurs ont patienté plusieurs heures compte tenu de l'affluence et des isoloirs ont été rajoutés dans certains bureaux.

Près de 50.000 soldats et policiers ont été déployés sur le territoire et des chars de l'armée étaient visibles dans les grandes villes. Selon l'armée, 123 incidents mineurs ont été enregistrés.

"On a raconté que les élections seraient torpillées, mais je trouve que les Libanais et les forces politiques ont relevé le défi. De manière générale, je suis satisfait", a assuré M. Baroud.

Mais, a-t-il précisé, "je serai plus satisfait si tout va bien et que tout le monde accepte les résultats" du scrutin. Cette inquiétude était partagée par les 200 observateurs internationaux, venus notamment du Centre Carter. "Notre souci est que les Libanais acceptent le résultat", a affirmé l'ancien l'ancien président américain Jimmy Carter.

De son côté, l'ancien sénateur américain John Sununu, de l'Institut démocratique national, a indiqué ne pas avoir noté de "violations flagrantes" du scrutin.


La minorité parlementaire conduite par le Hezbollah et la majorité antisyrienne sont engagées dans un bras de fer depuis les législatives de 2005, qui a failli plonger le pays dans une nouvelle guerre civile en 2008.

Le Hezbollah, considéré comme un groupe terroriste par Washington, veut un gouvernement d'union quel que soit le vainqueur. Le camp adverse, sans écarter ce scénario, refuse que la future opposition dispose d'un droit de blocage dans un tel cabinet.



En Israël, le ministre des Finances Youval Steinitz avait prévenu qu'une victoire du Hezbollah créerait "une nouvelle entité iranienne au Moyen-Orient après celle du Hamas" à Gaza. En revanche, en Syrie, le journal officiel Al-Baas avait exprimé l'espoir que le Hezbollah l'emporte.

Les quelque 3,2 millions d'électeurs libanais devaient élire 128 députés parmi 587 candidats, répartis à parité entre chrétiens et musulmans. Chaque communauté se voit attribuer un nombre de sièges dans 26 circonscriptions en fonction de son poids démographique. Les députés sont élus à la majorité simple.
 

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