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IRAK

Cinq morts, dont un député sunnite, dans l'attaque d'une mosquée

Texte par : Dépêche
3 min

Un député sunnite a été abattu par balles, ce vendredi, dans une mosquée de Bagdad. Quatre autres personnes ainsi que leur agresseur ont également trouvé la mort dans l'attaque.

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AFP - Un jeune irakien a tué vendredi par balles un député sunnite et son garde du corps avant de lancer une grenade qui a coûté la vie à trois autres personnes dans une mosquée de Bagdad, a annoncé à l'AFP une source des services de sécurité.

"Un jeune homme est entré dans la mosquée, a tué par balles le député Hareth al-Obaïdi et son garde du corps, puis il a jeté une grenade qui a tué trois personnes et blessé douze autres", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère de l'Intérieur.

L'agresseur a ensuite été abattu à son tour, selon ce responsable qui a requis l'anonymat.

Des sources sécuritaires avaient indiqué auparavant que le député sunnite avait été abattu en sortant d'une mosquée de Yarmouk dans l'ouest de Bagdad.

La mort de Hareth al-Obaïdi a été confirmée par Salim Abdallah, le porte-parole du Front de la Concorde, le groupe parlementaire sunnite auquel il appartenait.

Obaïdi était membre du Parti islamique et officiait comme imam pour la prière du vendredi. Il a été tué après le prêche.

Né en 1966, il était le vice-président du comité parlementaire pour les droits de l'Homme.

Hareth al-Obaïdi avait réclamé la veille de sa mort, avec d'autres députés, la création d'une commission d'enquête indépendante après des cas de torture, de viol et des décès dans des prisons irakiennes.

L'Irak a été le théâtre de nombreux assassinats politiques ces dernières années.

En février dernier, Samir Safouat, un responsable du Parti islamique a été assassiné devant son domicile à Bagdad par des inconnus qui ont ouvert le feu sur lui depuis une voiture avant de prendre le fuite.

Deux candidats sunnites avaient été assassinés à Mossoul et Bagdad durant la campagne pour les élections provinciales du 31 janvier.

Le député Saleh Al-Ogaïli, membre du mouvement chiite du chef radical Moqtada Sadr, avait été assassiné en octobre 2008 dans l'explosion d'une bombe au passage de sa voiture alors qu'il venait de quitter son domicile de Sadr City, dans le nord de la capitale, dont il était l'élu.

L'attentat contre la mosquée et le député est le dernier d'une série d'attaques meurtrières survenues à moins de trois semaines du retrait des troupes de combat américaines des villes, villages et localités d'Irak.

Plus tôt vendredi, trois personnes dont une jeune fille de 17 ans ont été tuées et onze blessées dans deux attentats à Bagdad et près de la capitale irakienne.

Jeudi soir, deux Irakiens ont été tués et trois blessés dans l'explosion d'une moto près d'un café dans la ville sainte chiite de Kerbala, au sud de Bagdad. La veille, un attentat sur un marché d'une localité chiite près de Nassiriyah (350 km au sud de Bagdad) avait fait 19 morts et 56 blessés.

"Les attaques (d'Al-Qaïda et des groupes insurgés, ndlr) seront plus fortes. Ils voudront donner l'impression que les forces irakiennes faillissent à leur devoir à l'approche du départ des forces multinationales", a estimé jeudi le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki.

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