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L'UE demande à Téhéran une enquête sur le déroulement du scrutin

L'Union européenne demande à l'Iran d'enquêter sur la conduite de l'élection présidentielle, deux jours après la réélection contestée d'Ahmadinejad. Par ailleurs, l'UE dénonce le recours à la force contre des "manifestants pacifiques".

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AFP - L'UE a demandé lundi à l'Iran d'enquêter sur la conduite de l'élection présidentielle en Iran et déploré "l'utilisation de la force contre des manifestants pacifiques", tout en assurant vouloir continuer le dialogue avec Téhéran.

Notant les résultats annoncés par la commission électorale iranienne et "les inquiétudes" exprimées par de nombreux candidats, l'UE a estimé qu'il s'agissait d'un "sujet dont les autorités iraniennes doivent s'occuper et sur lequel elles doivent e

nquêter", dans une déclaration adoptée lundi.

L'UE a également "exprimé sa vive inquiétude concernant les violences dans les rues et l'utilisation de la force contre des manifestants pacifiques".

La déclaration des ministres formalise les doutes et critiques émis par plusieurs responsables de l'UE lors d'une réunion à Luxembourg.

"J'espère que (les autorités iraniennes) vont examiner toutes les plaintes concernant des irrégularités, je crois que c'est le moins que je puisse dire", a indiqué la commissaire aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.

Le ministre autrichien des Affaires étrangères Michael Spindelegger a estimé qu'une enquête "indépendante" plutôt que conduite par les autorités iraniennes "serait souhaitable" mais que l'UE savait qu'elle ne pourrait "aller loin avec une telle demande".

L'UE a malgré tout assuré qu'elle souhaitait "dialoguer avec la République islamique d'Iran sur les bases du respect mutuel".

"Mais cela nécessite que l'Iran reconnaisse de manière urgente ses responsabilités et ses obligations" et que Téhéran "agisse" en conséquence, ont souligné les ministres.

"Dans tous les cas, nous voulons continuer notre engagement envers le peuple et les dirigeants iraniens", a insisté le diplomate en chef de l'UE Javier Solana, qui mène au nom des six grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne) les discussions avec l'Iran sur son programme nucléaire.

"J'espère qu'une rencontre sera possible bientôt et aussitôt qu'il y aura un gouvernement en place, nous aurons des contacts", a-t-il précisé.

L'Iran continue son enrichissement d'uranium, malgré l'exigence de suspension contenue dans cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions.

De nombreux pays craignent que l'Iran détourne son programme atomique à des fins militaires, alors que Téhéran a démenti que telle soit son intention.

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