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Pape Diouf évincé, Marseille plonge dans la crise

Coup de tonnerre à Marseille ! En raison de "divergences", Robert Louis-Dreyfus, le propriétaire de l'OM, a confirmé le départ du président du club, Pape Diouf. Retour sur les raisons d'un divorce annoncé.

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 Robert Louis-Dreyfus (RLD), le propriétaire de l’OM, a entériné, mercredi, le départ de Pape Diouf, le président aux commandes du club depuis le mois d'avril 2004. La rumeur insistante d’une rupture inéluctable entre les deux hommes s’est vérifiée à l’issue d'une réunion de deux heures à Zurich. "Après cinq années de présidence, Pape Diouf va quitter ses fonctions. Je tiens à le féliciter pour le travail accompli. Il a été un grand président, qui a œuvré pour le bien de l’Olympique de Marseille (…). Malheureusement, les divergences apparues nous empêchent de poursuivre l’aventure", déclare "RLD" dans le communiqué publié sur le site du club.

Des supporteurs en colère

En s’offrant une crise de gouvernance alors que tous les voyants, sportifs et financiers, sont au vert, l’Olympique de Marseille a rappelé au monde du football qu’il n’est pas un club comme les autres. Quelques semaines après le départ controversé de leur entraîneur charismatique, Éric Gerets, les fans marseillais doivent maintenant digérer l’éviction du très populaire Pape Diouf. "On n'ose même pas y croire (…). L'OM est une danseuse que Louis-Dreyfus n'a pas réussi à faire entrer dans son lit. Il doit laisser la place à des gens qui auront peut-être moins d'argent mais plus de compétence", a déclaré Michel Tonini, vice-président du club des supporteurs des "Yankees", sur les ondes de RMC.

Conflit de pouvoir

En congédiant Diouf, RLD a pris le risque de déstabiliser son club et de se mettre à dos les très influents groupes de supporteurs marseillais. Fait rare, ces derniers avaient unanimement apporté leur soutien au Franco-Sénégalais, qui menait une guérilla verbale contre le conseil de surveillance de l’OM - siègeant à Paris - et contre son président, Vincent Labrune.

"Je ne vais pas laisser la place à des aventuriers. Je me battrai bec et ongles contre ces dandys de Paris, prêts à remettre en cause un travail de cinq ans", déclarait Diouf le 14 juin au Journal du Dimanche (JDD). Fort de son sens inné de la formule,  il a largement médiatisé cette lutte intestine avec le plus proche collaborateur de son patron. Grisé par l’excellente fin de saison de l’OM, il a, cette année, multiplié les piques et ignoré toutes les réunions avec le conseil de surveillance. Exaspéré par l’interventionnisme de Diouf et en désaccord sur la stratégie du club, RLD a tranché avec autorité pour Labrune.

Quel avenir pour l’OM ?

En acceptant de venir entraîner Marseille, Didier Deschamps ne s’attendait sûrement pas à vivre une telle crise dès le début de son entrée en fonction. De son entente avec le nouveau président, qui devrait être nommé rapidement, dépendra la suite de la saison.

 

Quant au successeur de Diouf, il risque d’être très mal accueilli par le Vélodrome si son profil ne correspond pas aux desiderata des supporteurs. Car s’il n’a offert aucun titre à l’OM, Pape Diouf, ancien journaliste et agent de joueurs, laisse un bilan positif. Sous sa présidence, le club, qui a redoré son blason terni par "les affaires", s’est classé à chaque fois dans les cinq premiers de Ligue 1. Les finances du club se sont également redressées et le climat avec les supporteurs ramené a été ramené au beau fixe. Jusqu’à son éviction...

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