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Aung San Suu Kyi fête son 64e anniversaire en prison

Les partisans de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, actuellement emprisonnée, se sont mobilisés jeudi à Rangoun, à la veille du 64e anniversaire du prix Nobel de la paix. Les Américains et les Européens ont appelé à sa libération.

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AFP - Américains et Européens ont lancé des appels aux autorités birmanes en faveur de la libération de l'opposante Aung San Suu Kyi, qui fêtera vendredi son 64e anniversaire en prison.

A Washington, le département d'Etat a réclamé la libération "immédiate" de la Prix Nobel, saluant une femme "qui a consacré sa vie à obtenir un changement démocratique et le progrès en Birmanie".

"Avec tous ses admirateurs en Birmanie et à l'étranger, nous attendons avec impatience le jour où elle pourra fêter son anniversaire en liberté", a ajouté le ministère.

A Bruxelles, les dirigeants de l'UE devraient appeler vendredi les autorités birmanes à "libérer immédiatement et sans condition" Mme Suu Kyi et les menacer sinon d'éventuelles nouvelles sanctions, dans un texte calibré en 64 mots pour fêter son 64e anniversaire.

"Le Conseil Européen appelle à la libération immédiate et sans condition de Aung San Suu Kyi, qui défend sans relâche les valeurs universelles de liberté et démocratie", indique le projet de déclaration obtenu par l'AFP, encore susceptible d'être amendé.

"Si elle n'est pas libérée, cela portera atteinte à la crédibilité des élections de 2010 et l'UE réagira par des mesures appropriées", poursuit le texte, laissant ainsi planer la menace de nouvelles sanctions.

"Nous appelons la Birmanie/Myanmar à engager une transition sincère vers la démocratie apportant paix et prospérité au peuple", conclut-elle.

Cette déclaration constitue la participation de l'UE à la mobilisation lancée par les partisans du prix Nobel de la paix à l'occasion de son 64e anniversaire qui tombe vendredi.

Une photo géante de l'opposante était projetée jeudi soir sur le bâtiment du Parlement européen à Bruxelles.

Aung San Suu Kyi est jugée depuis le 18 mai dans une prison au nord de Rangoun pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence en communiquant avec un Américain qui s'était invité chez elle après avoir traversé un lac à la nage. Elle risque cinq ans de prison.

L'UE a déjà appelé plusieurs fois solennellement à sa libération, mais est partagée sur l'opportunité de durcir davantage ses sanctions contre le régime, plusieurs pays doutant de l'efficacité d'une telle mesure.

Les sanctions européennes, renforcées en 2007, comprennent déjà un embargo sur les armes, une interdiction d'entrée dans l'UE et un gel des avoirs d'une dizaine de responsables de la junte, la limitation des relations diplomatiques, une interdiction d'importation sur le bois, les métaux, les minerais, et les pierres précieuses ou semi-précieuses, ainsi que sur de nouveaux investissements dans des entreprises birmanes de ces secteurs.

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