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FESTIVAL

Solidays met en avant musiques indépendantes et esprits militants

4 min

Trois jours de fête, 80 concerts, des dizaines de milliers de spectateurs : cette année encore, le festival Solidays, consacré à la lutte contre le sida, attire les foules, à Paris, confirmant le succès de sa nouvelle formule lancée en 2008.

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Le décès du roi de la pop n'a pas entamé l'enthousiasme des festivaliers et artistes réunis pour la 11e édition du festival Solidays qui s'achève ce dimanche soir sous le soleil de l’hippodrome de Longchamp, dans le sud-ouest de Paris. 

 

Un hommage discret a été rendu à Michael Jackson, qui a inspiré nombre d'artistes de la jeune génération, comme le rappeur français Oxmo Puccino qui lui a dédié sa chanson "J'ai mal au mic", adressant au public en liesse des mots simples : "Une pensée pour Mickael Jackson. Que l'artiste repose en paix."

 

Samedi soir à minuit, le clip de "Gone Too Soon", une chanson dédiée par "Bambi" à un enfant mort du sida, a également été projeté sur la grande scène.

 

Honneur aux musiques indépendantes

 

Pour le dernier jour du festival, des groupes éclectiques et internationaux comme Emir Kusturica & No Smoking Orchestra, La Grande Sophie, Naïve New Beaters ou encore les Wampas sont au programme.

Manu Chao, quant à lui, clôturera les festivités dans la soirée. L'identité de l'artiste, très engagé, correspond à celle de cet événement festif et militant qui lutte, en musique, contre le sida depuis 1999.

"Ça fait dix ans qu'on lui court après et tout le monde est ravi, les bénévoles comme les associations qui seront présentes", se félicite Luc Barruet, le président de Solidarité sida, qui organise le festival.

Selon lui, la présence de Manu Chao devrait aider Solidays à battre son record d'affluence sur la journée de dimanche. Entre 50 000 et 55 000 spectateurs y sont attendus.

Avec 80 concerts en trois jours et des têtes d’affiche telles que Ayo, Oxmo Puccino, Metronomy, Keziah Jones ou Tony Allen, les organisateurs ont privilégié une programmation majoritairement axée sur la pop et le rock indépendant.

La présence de ces grands noms de la chanson ne doit toutefois pas cacher le changement de cap initié l'an dernier, après une édition 2007 décevante (110 000 spectateurs seulement, une affluence en baisse de 28 %).

 

Désormais, Solidays cherche aussi à privilégier la programmation d'artistes moins connus du grand public. Celui-ci semble apprécier : avec près de 160 000 spectateurs en trois jours en 2008, le record d'affluence du festival a été battu ; et, cette année, les pass à prix réduit pour les trois journées ont été épuisés en trois heures seulement, lors de leur mise en vente au mois d'avril.


"Solidays est un outil : on est là pour faire venir du monde en proposant les meilleurs tarifs possibles et un bon niveau artistique. Nous ne sommes pas là pour jouer sur la corde sensible ou le misérabilisme", commente Luc Barruet.


Un festival militant

Aux Solidays, on y vient pour les chanteurs mais aussi pour les campagnes de prévention et les débats, comme celui sur le militantisme dirigé ce dimanche par le journaliste Harry Roselmack.

"Quand on a créé le projet, on l'a voulu à la fois solidaire et populaire", explique Luc Barruet, pour qui il s'agit d'un festival "différent".

Tous les bénéfices sont reversés à des projets de lutte contre le sida, en France ou à l'étranger. Depuis sa création, le festival Solidays a permis d'en financer à hauteur de 1,4 million d'euros. De nombreuses associations y sont présentes, dans une ambiance bon enfant.

Surtout, le public, jeune, ne vient pas uniquement pour la musique. Il s'y rend également pour apprendre "beaucoup de choses", comme l'explique Sébastien Folin, l'un des parrains de l'association.

"Sex in the city", un parcours sans tabou sur la sexualité, ses dangers et les précautions à prendre, fait salle comble avec, tout au long du week-end, des files d'attente de plus d'une heure.

Dans un décor composé de rideaux roses, le public déambule dans le Palais des plaisirs, le Couloir de tous les dangers et la Maison du safe sex, où le préservatif joue les premiers rôles. Au bout du parcours, on peut s'entretenir avec un médecin ou un professionnel de la prévention.

À côté, "Renaître à la vie", une exposition réalisée à l'initiative du Fonds mondial de lutte contre le sida, présente, photos et vidéos à l'appui, les effets des traitements anti-rétroviraux dans neuf pays. Des photographes de Magnum sont venus deux fois sur place à deux ans d'intervalle.

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