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Le FN arrive en tête du premier tour à Hénin-Beaumont

La liste du Front National conduite par Steeve Briois et Marine Le Pen est arrivée en tête du premier tour de l'élection municipale d'Hénin-Beaumont avec 39,34 % des voix. L'UMP a appelé à voter pour le candidat divers gauche au second tour.

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AFP - Le FN a frappé un grand coup dimanche et s'est placé en position de ravir la mairie d'Hénin-Beaumont à une gauche divisée et fragilisée par les scandales touchant l'ancien maire, Gérard Dalongeville (ex-PS), au premier tour de l'élection municipale.

La liste du FN est arrivée largement en tête du premier tour avec 39,34% des voix, devant la liste du divers gauche Daniel Duquenne (20,19%). La liste d'Union de la gauche, conduite par le socialiste Pierre Ferrari, est arrivée seulement en troisième position avec 17,01% des voix.

"Je crois que c'est ce qu'on appelle être en ballottage favorable. Pour moi, c'est jouable", a déclaré à la presse la vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, deuxième sur la liste conduite par Steeve Briois. Celui-ci deviendra le nouveau maire d'Hénin-Beaumont en cas de victoire du FN au second tour le 5 juillet.

La gauche, en revanche, était sous le choc. "J'appelle à un front républicain dès ce soir. Je ferai tout pour que le FN ne gagne pas à Hénin-Beaumont. Une triangulaire serait suicidaire", a déclaré M. Duquenne.

M. Ferrari a assuré qu'il travaillerait lui-aussi "au rassemblement" pour "éviter une triangulaire".

Le FN serait largement favori en cas de triangulaire au deuxième tour. Même sans triangulaire, le FN paraît en mesure de rééditer l'épisode de Vitrolles en 1997 qui avait vu Catherine Mégret ravir la ville au PS.

La réussite du parti d'extrême droite sur ces terres traditionnellement ancrées à gauche serait un fait d'arme notable pour Marine Le Pen, qui briguera la succession de son père à la présidence du FN lors d'un congrès prévu dans un an.

"C'est un score considérable par rapport à 2008", date de la dernière élection municipale, s'est-elle félicitée dimanche soir. "C'est la démonstration qu'il y a un véritable élan de confiance de la part des Héninois à l'égard du FN", a-t-elle ajouté.

Le FN a profité des divisions de la gauche et de la gestion désastreuse du maire socialiste Gérard Dalongeville, épinglé à de multiples reprises par la Chambre régionale des comptes, et finalement mis en examen et écroué en avril dans une affaire de fausses factures.

Le parti d'extrême droite, qui avait fait de ces scandales à répétition son principal argument de campagne, avait déjà réalisé à Hénin-Beaumont son meilleur score national lors des dernières élections européennes avec près de 28% des voix, loin devant le PS relégué à dix points derrière.

Steeve Briois et Marine Le Pen avaient notamment souligné la présence dans les listes de gauche d'anciens collaborateurs de M. Dalongeville, dont le candidat investi - après de longs atermoiements - par le PS, Pierre Ferrari, qui fut son adjoint avant d'être mis à l'écart en août 2008.

Exclu depuis du PS et révoqué de ses fonctions de maire, M. Dalongeville, qui a été écroué, est poursuivi pour détournement de fonds, faux en écriture et favoritisme en lien avec l'attribution de marchés publics.

Le FN semble aussi profiter des effets de la crise économique dans cette ville du bassin minier de 26.000 habitants, lourdement frappée par le chômage (19%).

En mars 2008, M. Dalongeville avait été réélu au deuxième tour dans une triangulaire avec 51,94% des voix, devant la liste FN (28,83%) et celle de Daniel Duquenne (19,23%).
 

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